Le blog de Nimic II

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vendredi 17 mai 2019

Yachting à Cascais

Peixe A Borda et Prenda De Natal
Chronos et Purusa
Ici, on s'appelle 'Poisson à bord', ou 'Cadeau de Noël'. L'humour du pêcheur portugais n'a rien à envier à celui des Herbaudrins. Les visiteurs voient plus grandiose comme, en toute simplicité, le Chronos, 49 par 9. Pas en pieds, en mètres, et avec vingt séries de hublots, s'il vous plait ! Ce ketch de passage est à mettre en perspective avec le ketch rouge de seulement onze mètres qui le côtoie au mouillage - le Purusa, rouge en sanskrit, ou avec la demi-douzaine d'autres ketchs au milieu desquels Nimic II fait figure de nain. Depuis trois jours, on a tout loisir d'admirer la fine fleur du yachting dans ce haut lieu de la vie sociale lisboète.
On ne va pas bouger de sitôt, notre ancre est encore engagée dans une chaîne plus grosse que ma cuisse, que notre orin n'arrive pas à dégager. On attendra que le vent soit plus calme, pour que le club de plongée local vienne y exercer ses talents. C'est quand même le quatrième incident de mouillage depuis que Nimic et moi flirtons avec la péninsule ibérique. Heureusement, on n'est pas pressé. Je continuerai à admirer les azulejos et autres curiosités locales.
Azulejos dans les rues de Cascais
Promenade à Cascais

mardi 14 mai 2019

Cascais en tapis volant

Sur foil à Cascais
Depuis que Nimic II est en baie de Cascais à l'entrée de la ria du Tage, on a l'impression de marcher sur l'eau ! Non pas tant parce qu'on est parti de Peniche juste à temps pour voir le coucher du soleil sur les Berlengas, qu'on avait loupées à l'arrivée à cause du crachin breton. Ni parce qu'on a passé le Cabo da Roca (point le plus occidental d'Europe continentale) au moment du lever du soleil suivant. Mais parce qu'ici le spectacle est produit par des fous volants sur leurs drôles de planches à foil. Impressionnant !
En prime, depuis une semaine on est devenu pointu en matière de brises thermiques. Ca décoiffe à l'occasion ;) Coucher de soleil sur les Berlengas
Lever de soleil au Cabo da Roca
Thermique du matin au Cabo Raso

samedi 11 mai 2019

Réveil en fanfare

Citadelle de Peniche
Hommage aux victimes du fascisme
Prainha de San Pedro
Falaises de Peniche
Plaisirs du palais
Mémoire des prisonniers de Salazar que préserve la sinistre prison de la citadelle de Peniche ? Les vieilles murailles sous le soleil témoignent du courage et de la résistance des humains devant les éléments naturels aussi bien que devant l'oppression. Réveil de nos papilles sollicitées par la saveur d'une grillade de sardines fraiches ? Retour du vent du nord qui a lavé le ciel de tous ses nuages et raye le plan d'eau de ses filets d'écume ? Ou bien alarme de dérive du mouillage qui nous surprend en plein brossage de dents ?
C'est pieds nus et en pyjama que je me suis retrouvée sur la plage avant après avoir démarré le moteur en urgence, commande du guindeau à la main pour relever le mouillage à quelques mètres du bateau voisin et de la digue. Quand je me suis rendu compte que l'ancre était crochée dans un câble du fond, j'ai enfin pu rassembler mes esprits, cracher le dentifrice par dessus le bastinguage et m'équiper plus pratiquement : brassière, gants et vêtements de pont. Ca a quand même demandé que passe un pêcheur compatissant pour couper le câblot avant de retrouver le calme d'un mouillage conventionnel. Merci à lui ! Tout va bien, il fait beau à Peniche Yess !

jeudi 9 mai 2019

Crachin breton à Peniche

Jetée ouest de Peniche
Jetée est de Peniche
Ecole de voile à Peniche
Police maritime à Peniche
Guerreiro Do Mar
Entrée des artistes
Remparts de Peniche
Bien à l'abri derrière ses gigantesques jetées renforcées au cours des millénaires avec les techniques les plus modernes, il sert à tout, le large bassin du port de Peniche. De mouillage pour les aventuriers de passage, quand le vent d'ouest ne laisse plus d'échappatoire. De bassin de radoub pour le deuxième port de pêche du Portugal, et de base arrière à ses guerriers de la mer. D'école de voile pour l'équipe nationale catégorie Optimist. De port d'attache pour les fonctionnaires de la police maritime, dont le bateau croisait à l'entrée quand nous y sommes arrivés au milieu du coup de chien - comme pour s'assurer que tout le monde rentrait bien au bercail.
Le tout a été gagné sur la mer au cours du temps, rehaussé méthodiquement depuis la période romaine pour garantir la sécurité de la petite communauté, et protégé d'éventuels envahisseurs par d'épais remparts. Bien qu'on n'ait pas encore eu le plaisir de voir le tout sous le soleil, on ne s'en plaindra pas ;)

mardi 7 mai 2019

Zone de pêche

Skyte surfers à Baiona
Lever sur la route de Peniche
Sieste sur la route de Peniche
Rencontre sur la route de Peniche
Nous voilà à Peniche, petit port de pêche de la côte portugaise au nord de Lisbonne, qui doit son nom à sa position de paquebot faisant face à la mer. Nimic II vient de faire le tour de ces falaises, dans le coup de tabac prématuré, impressionnant ! Il nous a fallu trois nuits depuis Baiona, car les vents n'ont pas été coopératifs. Du sud-ouest oscillant en fin de parcours nous a valu une longue période de bords de près. J'ai peaufiné ma technique pour faire passer le foc sans le coincer dans l'étai de la trinquette, et donc sans être obligée d'aller sur la plage avant pour le faire passer : petite reprise à l'enrouleur, virement vent arrière, et le tour est joué :)
Reste quelques questions couleur locale. D'abord, il y a sur la carte à environ cinq milles de la côte une magnifique ligne continue dessinée en poissons qui porte la mention 'zone de pêche'. Comme il y a des pêcheurs, des filets ou des casiers partout, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur de cette ligne, quelle est sa signification : dedans ou dehors ? particuliers ou professionnels ? espèces protégées ? Mystère, un éclairage serait le bienvenu.
Paz no mundi de Nazaré Ce matin bien avant l'aube, je louvoyais laborieusement entre la côte et le rail au large, et nous franchissions donc régulièrement cette démarcation en tâchant d'éviter les bouées des pêcheurs. Alors que je venais de mener à bien mon dernier virement à terre, un coup d'oeil à la carte AIS me signale l'apparition sur le plan d'eau d'un bateau tout juste sorti du port de Nazaré, que nous venons de passer un peu plus au nord. Il est nommé Paz No Mundo, fort à propos pour un nazaréen, me dis-je. Il est encore à une poignée de milles et je décide de surveiller son chemin vers les zones de pêche avant d'aller repiquer un petit roupillon. Rapidement, sa route indique une trajectoire de collision avec celle de Nimic II. Nous sommes établis au près serré, sur un bord qui doit durer au moins trois heures, donc je le laisse venir pour qu'il fasse les corrections nécessaires. Une heure plus tard, il a légèrement infléchi sa route, qui semble indiquer qu'il va nous rattrapper et croiser la nôtre un peu devant. Je le regarde passer sous le vent, tous feux allumés, en attendant qu'il dégage la route pour aller me recoucher. Et là, surprise : le bateau s'arrête à trois cents mètres juste devant nous, puis commence à faire le bouchon pour une manoeuvre de... je ne sais pas trop quoi, puisqu'il n'est pas indiqué 'en pêche'. Nous avons juste la place de glisser à son vent, à quelques dizaines de mètres.
Je suis ahurie, abasourdie, sous le choc. Depuis deux heures, n'a-t-il pas repéré notre bateau, tout occupé qu'il était à préparer sa manoeuvre ? Ce serait tout de même incroyable. A-t-il au contraire voulu optimiser les contraintes en allant jusqu'à la limite qui lui permettait de démarrer ses opérations tout en nous laissant le passage ? Alors là, chapeau ! Il faut bien dire que ma première réaction était de nous penser l'objet d'une certaine hostilité... Dix heures plus tard, le Paz No Mundo est toujours au même endroit, sans plus d'indications sur les opérations en cours. Encore un mystère de la zone de pêche portugaise. Quelqu'un aurait des expériences similaires à raconter ?

mercredi 1 mai 2019

Fête du travail

Régates à Baiona
Boum ! Sept coups de canon à dix heures du matin, sept encore à sept heures du soir, on pourrait penser que les Galiciens aiment particulièrement la fête du travail... si on n'avait déjà entendu ces salves régulièrement depuis qu'on est ici, en provenance de la ria de Vigo derrière les collines. L'amirauté locale respecte ses traditions ;)
A notre grande déception pourtant, c'est à la corne de brume qu'a été donné le départ de la magnifique régate du 1er mai qui s'est élancée sous nos yeux à treize heures pétantes dans le clapot de la baie, pour aller affronter au large les 25 à 35 noeuds de vent du nord annoncés par la météo. On ne les a pas vus revenir... je parierais pour une annulation en cours de route !
Hydrogénérateur à poste
Pièces d'hydro déposées
Tout cela animait agréablement nos petits jeux de clés diverses pour démonter et remonter les pièces de rechange du piètement de l'hydrogénérateur. Il est à nouveau en place, on le teste dès que possible, c'est-à-dire quand le vent sera rentré dans des proportions plus négociables. :)

mardi 30 avril 2019

Il est arrivé, le paquet !

Livraison pour hydro
On ne l'a pas encore ouvert, on vous tient au courant depuis notre petit coin de paradis :)
Nimic au mouillage de Baiona
Le même vu de l'avant
Petit matin vu de l'intérieur

samedi 27 avril 2019

Flekkeroy

Flekkeroy en baie de Baiona
Pas sûr que le titre de ce post soit au goût de ses destinataires, parce qu'on n'a pas trouvé sur notre clavier le caractère approprié pour prononcer le "eu" qui doit se lire sous le o : en norvégien, le o est barré en oblique ;) Mais j'espère que Klara et Bernhardt me le pardonneront. Ils étaient conviés hier soir à bord de Nimic II pour les remercier (surtout Klara) d'avoir aidé à nous dégager de la vilaine bouée précédemment signalée. Aujourd'hui ils partent vers les îles Cies à bord de leur magnifique vieux gréement, autour duquel Bernhardt fait sa vie depuis une quinzaine d'années, et que Klara a rejoint il y a presque dix ans. Depuis lors, ils utilisent leurs compétences propres pour financer leurs aventures communes autour de l'Atlantique : il est mécanicien, elle est charpentier de marine. Quand on leur demande comment ils font pour entretenir leur monture, leur réponse symétrique est : "je me suis adjoint les compétences nécessaires !". Et on aura remarqué, sur le cliché joint, que les outils les plus solides (comme un guindeau à bringuebale, par exemple) ne résistent pas à Klara ;)
D'ailleurs, tandis que Flekkeroy étalait stoïquement le coup de vent au mouillage dans la baie, Nimic profitait de l'annonce de l'arrivée imminente de ses pièces de rechange pour se la couler douce au ponton. En compagnie d'oiseaux de passage venus profiter de l'abri local, comme le superbe et tout neuf RM Natalia, par exemple, que Thomas et sa famille nomade ont tout de suite repéré. Bons vents à tous ces navigateurs.
Natalia démarre vers la Méditerrannée
Quant à Nimic, euh... comment dire ? Pour éviter d'avoir à incriminer les transporteurs locaux, les trafiquants internationaux ou les prestataires approximatifs, on dira qu'il y a toujours des bricoles en cours pour vous retenir à bon port, comme ici un ajustement de la casquette de la chaussette du gennaker Yess ! De retour au mouillage dans l'attente de meilleures nouvelles, je vous embrasse !
Mise au point du gennaker

samedi 20 avril 2019

Ofni de Pâques

Ofni de Pâques
Quand une cochonnerie flottante informe et couverte de moules apparaît entre le bateau et la bouée de l'orin à l'étale de basse mer, on se dit que la chasse aux oeufs a mal commencé... Et en effet, Nimic a dû faire appel à l'aide de ses voisins pour démêler l'infâme noeud de chaîne et de câblot qui s'était formé au gré des marées de ces derniers jours. L'équipe du port prétend qu'elle n'y peut rien car ces vieux corps-morts sont abandonnés par des propriétaires privés.
Voisins de mouillage La bonne nouvelle, c'est qu'on n'est plus seul au mouillage. Ce soir, il y a sept autres bateaux pour partager l'abri, et accessoirement profiter de la douceur ambiante quand les rafales de nord se calment. On a même droit à un concert en plein air à trois cents mêtres, sur la jetée. Joyeuses Pâques !

samedi 13 avril 2019

Baiona blues

Iles Cies vues de la baie de Baiona
Les îles Cies vues de la baie dans la pétole...
Citronnier à Baiona
Le citronnier croulant de fruits dans le jardin de la bibliothèque...
Dauphin en maraude à Baiona
La visite du cétacé furtif dans le soleil levant... tous ces détails donnent un goût doux-amer à l'attente !

dimanche 7 avril 2019

Sea Walk

Etienne et Pieter sur Sea Walk
'Promenade en mer', joli nom pour un Jeanneau 43 DS qui déjà bien navigué, non ? Jeunes mariés, Pieter et Etienne, ses heureux nouveaux propriétaires, vont pourtant en changer après l'avoir convoyé de Gibraltar à leur port d'attache au sud de l'Angleterre. Par celui d'un joli patelin de leur pays d'origine, l'Afrique du Sud.
Ils ont débarqué il y a trois jours sur le ponton qui abrite Nimic II en attendant que le vent se calme, encore tous secoués de leur première vraie expérience hauturière. Bien qu'ils soient dotés de toutes les qualifications nécessaires à leur aventure commune, à leurs yeux je suis une baroudeuse des mers, ce qui fait toujours du bien quand on en a entendu de toutes les couleurs. Nous avons fraternisé. Ils s'accoutument doucement à l'idée qu'une navigation se décide au jour le jour, en fonction de la météo réelle et des contraintes techniques plutôt que du planning de l'équipage. Et aussi que si l'on s'interdit de faire quelque chose parce qu'on risque d'y perdre la vie, c'est qu'on est déjà mort dans sa tête. Aristote et Schrödinger, même combat !
P.S.: Aux dernières nouvelles, les pièces de rechange pour l'hydrogénérateur seront prêtes vendredi 12 avril... Nimic II et moi sommes encore à Baiona pour quelques temps !
P.S.2.: I found you, guys: : http://picdeer.com/sv_ikhalana. Now I remember the new name : Ikhalana Yess ! Et ce n'est pas un lieu, mais le nom afrikaans d'une petite plante : Aloe tenuior Haw :)

mercredi 3 avril 2019

Mahram

Goéland en approche
Goéland à l'atterrissage sur panneau solaire
Pour ceux qui s'inquiéteraient de l'exiguïté de l'équipage de Nimic II autour du monde, notamment ceux qui pensent que le titre de solo sailer ne se trouve pas dans une pochette surprise, je tiens à signaler que je ne suis plus désespérément seule à bord : les forces chamaniques de l'univers m'ont attribué un mahram - un responsable masculin de mon intégrité physique et psychologique - sous la forme du goéland qui vient d'atterrir sur le panneau solaire babord arrière. Il a marqué son territoire d'une superbe déjection et pris son air le plus martial pour me signifier de me tenir à carreau. Merci l'univers ;)
P.S. Merci aussi à l'équipe de mulets qui s'active à débarrasser la coque de ses herbes marines. On reviendra !
Goéland en position de contrôle

mardi 2 avril 2019

Shtandart

Trois-mâts russe Shtandart à Baiona
Garde-robe du Shtandart
Il s'est glissé en bout de ponton entre deux rafales, comme pour s'excuser. On l'avait aperçu par hasard, du mouillage au milieu de la baie où l'on attend l'arrivée des pièces de rechange. On avait dû chercher sur internet la nationalité du pavillon arboré : blanc, bleu, rouge, mais qu'est-ce ? Une fois la Russie identifiée, on avait vite trouvé : le Shtandart est basé à La Rochelle, et se promène dans le coin. Une fois reconnu, on n'a pas pu résister à l'approcher, l'admirer, le photographier pour vous en rendre la prestance sur ce blog ;)
On peut-être est-ce seulement un prétexte pour, comme lui, se retrouver au ponton pendant le coup de vent ?

samedi 30 mars 2019

Pinta et château de Baiona

La Pinta voisine de ponton
La Pinta à la plage
Voiles de la Pinta
C'est ici, à Baiona, qu'est revenue l'une des deux caravelles de l'expédition qui découvrit l'Amérique sous l'autorité de Christophe Colomb. Et voilà Nimic II quasiment bord à bord avec la Pinta (bon, d'accord, sa réplique seulement) amarrée et exposée pour exalter le souvenir et l'esprit d'aventure. Sait-on qu'avant de découvrir les hamacs aux Caraïbes les marins dormaient à même le pont ? Apprécions-nous autant qu'eux l'odeur nauséabonde des fonds de cale, signe qu'il n'y avait pas de voies d'eau... Sifflote... Connait-on la longue liste des plantes (patates, tomates, maïs, tabac, et tant d'autres) qui s'implantèrent en Europe après 1492 ?
Château de Baiona
Promenade de Baiona
Vieux murs de Baiona
Le commerce vers les Indes orientales fit la richesse de l'Espagne, la vieille ville de Baiona en garde de beaux vestiges. Nimic II a passé une nuit au ponton pour donner l'occasion à l'équipage de les visiter. Et pour refaire l'avitaillement avant de retrouver son mouillage au centre de la baie, dans l'attente des pièces de rechange pour l'hydrogénérateur Coucou !
Nimic au ponton à Baiona

lundi 25 mars 2019

Baiona

Baie de Baiona côté port
Baie de Baiona côté plage
Baie de Baiona côté îles
Quelques amis étaient passés nous aider à larguer les amarres. L'un d'entre eux, bien avisé, avait glissé : si besoin, arrête-toi à Baiona ! Eh bien, nous y voilà, après avoir constaté que le complément de charge fourni par l'hydrolienne serait indispensable à l'équilibre énergétique du bord. Je vous présente donc l'objet du délit : un piètement d'engin non adapté à son environnement, ici une machine soumise à de fortes turbulences marines.
Piètement d'hydrolienne déchaussé
Du coup, on admire la baie depuis son centre, où Nimic est venu tranquillement mouiller au cours de la nuit dernière. On en profite pour se reposer, en tenue de circonstances, avant de descendre à terre régler les divers dossiers en cours. Et en attendant que les vents repassent au-dessous des 30 noeuds...!
Chapeau de paille pour selfie

samedi 23 mars 2019

C"est le printemps sur Nimic II

Giboulées de printemps Deux fois dans l'hiver on avait démarré. On était revenu. Trop de pépins techniques, trop d'impondérables météo. Il ne s'agit pas de risquer tout, il s'agit de prendre du plaisir en retombant en enfance, à bord d'un bateau ami, aimé, auquel on a tout donné. Et voilà qu'on en reçoit les grands bonheurs du large, comme ces virgas au lever du soleil le jour du printemps. Les grains d'est qui s'en sont suivis racontaient des légendes de tempêtes à venir. Mais on se glissera jusqu'aux îles avant qu'elles ne fassent céder la dorsale anticyclonique qui s'est installée des Açores à la pointe de Bretagne, avant que les doutes ne prennent le dessus sur les bonheurs.
Et si vous lisez ce post, c'est que la dorsale a tenu... ou alors que la skipper de Nimic II connaît ses limites et a mené sa barque dans un des nombreux ports d'accueil sur la route. Ou plutôt (info de dernière minute), qu'on a rencontré du réseau favorable au large de la Corogne ;)
Cinq jours à manoeuvrer dans le golfe de Gascogne à la recherche du meilleur vent. Tempête de pétole au large de la pointe d'Espagne, les escadrilles de cargos surgissent de nulle part et repartent de même. Les bataillons serrés de goélands se posent à deux cents mètres devant nous sur la mer, dans l'espoir de quelques agapes quand le bateau traverse laborieusement leur groupe. Toutes les demi-heures, un signal est donné et le pack s'envole derrière pour reprendre sa place devant. Ce manège s'est produit une demi-douzaine de fois, j'en ai déduit que nous avions avancé de presqu'un mille sur l'eau. Sur le fond, c'est une autre histoire, le GPS donnait parfois des vitesses négatives par la grâce des courants côtiers ou de marée.
Qu'importe, nous sommes en mer, il fait beau, en journée les panneaux solaires étalent parfaitement la consommation du pilote. Seul petit souci, l'hydro a faussé compagnie à son embase, la ferrure est complètement déformée par la force de l'eau, mal calculée, mal dimensionnée par des novices en matière de mécanique marine. On a récupéré l'engin qui faisait ancre flottante sur son bout de sécurité. On attendra la prochaine escale pour étudier la question. Peut-être même que d'ici-là on aura tout bonnement décidé de se passer d'hydrolienne !
On vous embrasse Bise

vendredi 15 mars 2019

Jamais deux sans trois

A l'heure où vous lirez ces lignes, nous serons peut-être déjà en mer pour notre troisième tentative de départ ;) Alors, pour vous faire patienter dans l'attente des nouvelles de l'arrivée prochaine de Nimic II aux îles Canaries (ou peut-être sera-ce seulement Madère...), je vous propose une lecture : Couverture de Sept Voiles
Argumentaire : "Entre la petite histoire et la grande, Ariane démêle les légendes qui l'ont conduite en Afghanistan, un pays enclavé à mille milles de toute étendue marine alors qu'elle est une fille des îles adonnée à la voile depuis l'enfance. Comment vit-on sa vie quand on n'y a pas trouvé de sens, quand les gens que l'on côtoie y rajoutent en mensonges délibérés, quand la société se délite dans le virtuel ? Le roman nous distrait-il par des sornettes, ou y trouvons-nous matière à nous construire dans la crudité de situations réelles, leurs risques et leurs perspectives, fussent-elles la fuite, l'impuissance ou le combat ? La brûlure de l'expérience et l'urgence de l'écriture recollent les péripéties de l'absurde, recentrent le vécu, et nourrissent l'étincelle d'espoir."
Couverture : dessin de Kaci, avec l'amicale autorisation de l'auteur et l'accord de l'éditeur. Photo : droits réservés. Enjoy !

mercredi 13 mars 2019

Avis de recherche - Wanted

Brûleur de réchaud Optimus
Il est d'origine, fonctionnel, sécurisant, le réchaud à pétrole Optimus du bord. On pourra entendre les arguments contraires des partisans d'un réchaud à gaz, et c'est ce dernier type qui équipe les cuisines des voiliers modernes. Sur Nimic II, on reste attaché aux choix du grand ordonnateur... Sauf que parfois, des pièces viennent à faire défaillance, comme aujourd'hui la grille de l'un des brûleurs, qui vient de céder sous l'emprise de l'âge, l'humidité, la corrosion...
Grille de brûleur HS
Ce modèle n'est plus commercialisé :( L'équipage serait très reconnaissant.e à quiconque disposerait de pièces de ce type et pourrait nous les faire parvenir. Merci d'avance !
Grille de brûleur réchaud Optimus

dimanche 24 février 2019

Jamais fini les bricoles

Grand-voile libérée
Il y a toujours quelque chose à faire sur un bateau qui attend sa fenêtre ! Mais les jours propices au bricolage sont peu nombreux, alors on cumule : hisser la grand-voile pour enlever les ris de la dernière nav, changer les attaches de la capote, changer les poignées en bois du panneau arrière, mettre des tapons un peu partout pour faire beau, imaginer une rehausse à la taille de la capitaine pour la timonerie intérieure, tout ça c'est du détail.
Ferrures de capote et tapons de descente
Nouvelles poignées pour panneau La tête dans la bulle
Le plus important de nos travaux des dernières semaines fut de placer des taquets sur le maître bau (histoire de ne plus se retrouver en drapeau lors d'un apontage solitaire), de poser l'antenne GPS de l'AIS, et de terminer la mise au point de l'hydrolienne. Avec tout ça, on devrait être prêt quand la Corogne sera enfin dégagée :)
Amarrage sur le maître bau
Anttenne GPS pour le transpondeur AIS
Fort Boyard en action
Et en attendant, on admire les derniers travaux de dragage du port, avec le magnifique Fort-Boyard en évolution au mètre près !

lundi 4 février 2019

Vélo de balade ?

Vélo de ponton
Vélo de balade
Mi-coque en noir
Rendez-vous d'affaires
Vélo d'affaires, vélo de chantier, vélo de ponton ? Il m'a accompagnée à chaque moment depuis trois ans, mon seul moyen de locomotion sur le projet Nimic II autour du monde. Je lui promettais justement une révision complète pour restaurer ses fonctions de freinage ou d'embrayage, aux bons soins de Charier qui me l'avait préparé et entretenu tout ce temps. Mais hier, au déclin du jour sur la jetée Est du port de l'Herbaudière, alors que le joli soleil avait pu donner des envies de changement d'air, il a préféré la fonction vélo de balade à celle de vélo de charge, et pris la poudre d'escampette.
J'en appelle aux liens d'amitié qui se sont noués depuis trois ans, ainsi qu'au remord qui'il pourrait ressentir à me laisser ainsi totalement démunie. Je gage que mon fidèle vélo retrouvera sa place sur le projet. Peut-être que les deux dames repérées à l'aider à prendre sa liberté sauront lui faire entendre raison ?

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