El Colador

Un mois au mouillage à Salinas, en formalités pour une autorisation de réparations de trois mois renouvelables. Un deuxième mois de premiers travaux, au sec à la marina Puerta Lucia de La Libertad.
Mouillage des pêcheurs à La Libertad, avr. 2025
Nimic II en cours de désarmement à Puerto Lucia, avr. 2025
Et puis... on s'est heurté au mur du financement, ce qui nous a pompé un mois de plus, en attente, mais aussi en nouvelles formalités puisqu'il fallait 'renouveler' les trois mois.
Consolation, les gens sont adorables, les oiseaux et paysages magnifiques.
Aigrettes blanches en ballade, mars 2025
Aigrette grise en explo, avr. 2025
Mouettes, mars 2025
Pélican en assomption, mars 2025
Frégates au pillage, mars 2025
Frégates à l'affut, mars 2025
Pour moi, c'est du temps de découverte du medio ambiante, comme on appelle ici l'environnement.
Climat humide à Guayaquil, avr. 2025
Le climat est (trop) chaud et (très) humide, ce qui n'est pas une surprise quand on a quelques souvenirs de science en primaire. C'est quand même difficile à supporter...!
Pêcheurs en surplomb, mars 2025
Pêcheurs en décharge, mars 2025
Pêcheurs en défense, mars 2025
Pêcheurs à marée haute, avr. 2025
Pêcheurs avec mouette, pélican, frégates et aigrette, mars 2025
Baigneurs à grande marée basse, mar. 2025
Baigneurs à grande marée haute, mar. 2025
Plancheur en coucher de soleil, mar. 2025

Nous voilà en train de boucler notre quatrième mois à goûter de la liberté à l'écuadorienne. Celle de confirmer que notre embarcation n'est qu'une vulgaire tôle d'acier trouée - colador en idiome local - à laquelle il faut impérativement consacrer de longs soins pour éviter d'avoir à se servir du radeau de survie ...auquel on a également fait subir les vérifications d'usage.
Mes journées sont rythmées par la préparation du café pour l'équipe qui se tape les inspections, réparations et remises en beauté, un horaire parfois agrémenté des visites des différents prestataires extérieurs. On espérera en avoir effectivement terminé pour quitter les eaux écuadoriennes avant le dernier des 180 jours autorisés, soit le 3 juin prochain au plus tard.
Maestro Juan, le chef des travaux, reste blagueur et moteur de tout le processus même avec une main (gauche, heureusement) rabotée à la ponceuse... fiuuuu!
Alors, l'enjeu des travaux actuels, c'est de s'en sortir au plus vite sur un bateau raisonnablement en état de naviguer. Chaque coup de poinçon dans la coque de Nimic II est comme un coup de poignard dans ma bourse....
El Colador, mar. 2025 La fenêtre est ouverte, mar. 2025
Ya plus qu'à la remplacer, mar. 2025
Tout le monde s'y met, mar. 2025
Feu d'artifice pour fêter ça, mar. 2025
Dentelle sur babord aussi, mar. 2025
Et à la fin, tous les trous sont bouchés, mar. 2025
La liste d'intervention des soudeurs s'allonge.
Remplacement d'une plaque sur tribord, avr. 2025
Résultats sur l'échappement, avr. 2025
Echancrure vue de l'intérieur, mar. 2025
Refaire aussi une beauté aux fonds, avr. 2025
Ils ont l'air bien occupés, en tout cas. Maestro Juan et son équipe m'ont juré que ce serait prêt. Alors, entre deux feux d'artifice sur la coque passoire, on se coule dans le medio ambiante en se nourrissant comme les locaux : café, ceviche, salades, fruits de saison, glaces pour tous les goûts. Salud!
Pitahaya ou fruit du dragon comme vous voulez, mar. 2025
Ah, dernier détail : j'ai comme l'impression d'être entourée de cousins... ici ils - les Pancho, Pedro ou Juan - ont (presque) tous la peau brune, le tarin sérieusement busqué (en 'pied de marmite', disait Granie) et les yeux bridés, comme notre aieule caraïbe.
Réparation panneau avant, mar. 2025
Pancho, mar. 2025
Pedro, mar. 2025
El maestro Juan, mar. 2025
Et voilà c'est fait, merci l'équipe ! mar. 2025
Quand je leur demande, comme à Pedro, comment ils vivaient "avant ?..." ils disent... "sur la plage !". Si je pousse un peu, pour savoir quelle langue ils parlaient... Pedro ne sait pas, ils n'ont plus que l'Espagnol comme culture, avec une éducation publique minimale. Les autochtones composent encore actuellement 60% de la population, et restent confinés aux revenus les plus faibles. En ce qui concerne Juan, le constat est plus flou : il revendique un héritage mixte, espagnol à première déclaration, mais aussi descendant d'esclaves africains, et autochtone bien sur.
Quoi encore ? C'est décidé, le nom de NImic II sur la coque fraîchement repeinte sera sous-titré 'el colador'. Un sobriquet qui pourrait s'appliquer fort à propos aux rues écuadoriennes, où de nombreuses plaques d'égout ont disparu, et sont parfois avantageusement remplacées par des ...chaises percées !
Avertisseur ou siège sanitaire ? avr. 2025 'Mensaje personal de la Gaviota al Zorro: donde quiera que estès, tu sonrisa ironica y tierna se refleja en la amistad que tus contemporaneos tienen por mi. Mis brazos estan vacios desde un año pero mis pensamientos siguen llenos de recuerdos de ti. A veces, como de hoy, mis lagrimas llegan sin previo avise.' Pensiamientos desde Nimic II, avr. 2025

Commentaires

1. Le vendredi 9 mai 2025, 14:19 par Marjo

Bonjour Agate (ou plutôt Gaït?)
Je découvre votre blog après avoir lu votre portrait sur https://labaladedejade.com/
Votre histoire est tellement inspirante ! J'imagine que je ne suis pas la première à vous l'écrire. Il m'arrive rarement (voire jamais en fait) de tenter des interactions sur des blogs. Mais là, une force intérieure me pousse à le faire pour un tas de raisons. J'aimerais d'abord vous souhaiter plein de force et de courage pour cette nouvelle difficile étape. (Mais vous ne semblez pas en manquer.) Ensuite, si le cœur vous en dit, entre deux réparations ou navigations, je serais ravie de pouvoir m'entretenir avec vous. Par mail ou autre.
Bon vent à vous
Marjo

Bonjour Marjo ! Je suis très touchée de votre commentaire...! A très bientôt en MP, si le coeur vous en dit ! Et peut-être un joursur les côtes françaises, si et quand Nimic et moi y retournons ;)