Pavillons multiples
National ou complaisance, l'étiquette maritime voudrait que chaque drisse de barre de flèche n'accueille qu'un seul pavillon. Celui du propriétaire à tribord, quand il est seul. Lequel pavillon de propriétaire se retrouverait à la drisse babord quand, en route dans des eaux étrangères, le capitaine arborerait un pavillon national de complaisance pour témoigner de son respect des règles locales.

Sur Nimic II, on transgresse, ce qui ne surprendra pas les familiers. Toujours dans nos eaux nationales - ce qui dispense de hisser un pavillon étranger, on fait flotter à tribord le pavillon de notre port d'attache - l'Herbaudière, accompagné de celui de notre département d'adoption - la Vendée et sa double allégeance royale et religieuse ;) Voilà pour le clin d'oeil de complaisance. Et pour l'identification, on déploie à babord la toute nouvelle flamme à double face qui est sortie des ateliers du bord : un côté pour la marguerite - et son rattachement breton ; et un côté pour la perle - sortie en collier de son huître persane.

Nous voilà donc - bateau et skipper - prêts à chevaucher la crête des vagues dans le recouvrement permanent des appartenances, dans la multiplication des signes, dans l'imbrication de la forme et de l'esprit, dans le mouvement de la vie. Bons vents !