Mouillage de Cascais
Pittoresque, accueillant, ce coin de baie de Cascais où Nimic II a posé l'ancre pour plus d'une semaine. C'est oublier tous les bateaux qui sont passés avant, laissant au fond câblots, chaînes, casiers et autres déchets de navigation. Après Baiona et Peniche, le mouillage de Cascais s'avère un champ de mines. Il a fallu quatre jours pour se défaire d'une méchante chaîne dont les anneaux font quinze centimètres de diamètre, et l'intervention d'un pêcheur - reparti fâché de son échec, puis de deux bateaux voisins - merci André, Curt et Khenda, avant le plongeon réussi du club local. Ils interviennent souvent, presqu'une fois par semaine... Quand j'ai demandé qui était en charge de l'assainissement des fonds, ils répondent : "La Marine, mais ils ne le font pas...!" A se demander qui en profite. La police maritime, passée avec l'intention de me coller une amende parce que Nimic avait quitté la zone de mouillage marquée sur les cartes pour se rapprocher de la plage, a finalement fait preuve d'indulgence...
Panoplie de bricolage
Réparation à la plage
Avant de repartir, il a fallu réparer : les deux feux du balcon avant avaient sauté quand j'avais voulu utiliser l'orin pour dégager l'ancre avec la drisse de spi. A un moment, j'ai eu peur d'avoir à refaire entièrement le câblage, car les fils avaient été arrachés. Et puis, une fois de plus, j'ai pu bénir le perfectionnisme paternel : il y avait toute la longueur nécessaire cachée sous le pont Yess !
Grand pont sur le Tage
Nous voilà maintenant à Seixal, petite commune ouvrière sur la rive gauche du Tage, après le grand pont. Poussés par la marée montante et un joli vent de travers, nous avons fait défiler en quelques heures les installations portuaires et monuments fluviaux de Lisbonne, avant de nous laisser choir dans la lagune, qui offre elle aussi son lot de surprises. Cette nuit, à marée basse, Nimic a pris de la gite !
Mouillage de Seixal