mardi 22 novembre 2022

Merci à Mutis...

...la grande métropole de Bahia Solano !
Son comité d'accueil...
2022_11_mutis_010.JPG, nov. 2022
2022_11_mutis_011.JPG, nov. 2022
2022_11_mutis_013.JPG, nov. 2022
Ses paysages marins...
2022_11_mutis_020.JPG, nov. 2022
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2022_11_mutis_030.JPG, nov. 2022
2022_11_mutis_032.JPG, nov. 2022
Sa marina...
2022_11_mutis_040.JPG, nov. 2022
Sa piscine...
2022_11_mutis_041.JPG, nov. 2022
Son travel-lift...
2022_11_mutis_043.JPG, nov. 2022
Son port de commerce...
2022_11_mutis_044.JPG, nov. 2022
Sa forêt vierge...
2022_11_mutis_045.JPG, nov. 2022
Son mirador...
2022_11_mutis_048.JPG, nov. 2022
Sa protectrice...
2022_11_mutis_049.JPG, nov. 2022
Ses douches publiques...
2022_11_mutis_050.JPG, nov. 2022
Ses bains multicolores...
2022_11_mutis_051.JPG, nov. 2022
Ses montagnes qui dégringolent dans la mer...
2022_11_mutis_052.JPG, nov. 2022
...et ses arcs-en-ciel !
2022_11_mutis_053.JPG, nov. 2022
Et parce que ça faisait bien longtemps que je ne vous en avait rien dit, voici les dernières nouvelles de l'hydrolienne, entièrement démontée puis remontée pour la débloquer après son dernier caprice !
2022_11_mutis_080.JPG, nov. 2022 Ah... et puis j'ai complété ma panoplie de techniques : je sais maintenant débrancher le câble d'embrayage pour charger les batteries même au mouillage, une mesure d'urgence quand le soleil ne se montre pas beaucoup (un euphémisme ?)
2022_11_mutis_082.JPG, nov. 2022
On repart demain pour le Costa Rica !

lundi 24 octobre 2022

Feliz Cumpleanos

Comment célébrer dignement son soixante-dixième anniversaire quand on vient d'arriver dans le patelin le plus isolé du monde, qu'on n'y connaît personne depuis plus de deux jours, qu'il pleut des cordes chaque jour, et que Nimic II a encore besoin de soins intensifs avant de reprendre la mer ?
De la pluie..., oct. 2022
...encore de la pluie !, oct. 2022
De la jungle autour de la baie, oct. 2022
Quelques palmiers en bord de mer, oct. 2022
Des animaux les pieds dans l'eau, oct. 2022
De la verdure, oct. 2022
Thon à la plancha et beignets de platanas, oct. 2022
...au bouiboui local, oct. 2022
En se faisant plaisir à l'hôtel Costa Choco - grande chambre, douche, laverie pour le linge, bière Chocolatal brassée dans les lieux et pizza du patron - quasi déserté en cette saison parce que les baleines sont déjà parties et les pêcheurs au gros attendent une saison un peu plus sèche.
Juste au coin de la rue, oct. 2022Hôtal CostaChoco, anciennement Balboa, oct. 2022
En surplomb sur le bourg, oct. 2022
Le repaire des pêcheurs au gros, oct. 2022
...et des amateurs de bière !, oct. 2022
...déjà organisé par Pablo Escobar !, oct. 2022
C'est une proposition d'Alain, qui a racheté il y a cinq ans le palace construit par Pablo Escobar à sa belle époque pour y entretenir ses obligés de tous statuts.
Aménagements originaux, oct. 2022
avec un peu de technologie..., oct. 2022
Un hâvre de sérénité, oct. 2022
Au comptoir du bar, oct. 2022
Salle à manger sur rue, oct. 2022
Magnifiques restes, mis en valeur par les aménagements d'Alain (aidé par les talents de couturière de sa mère pour les coussins): "C'est un projet de long terme, à un moment ça me rapportera gros", dit-il.
Luxe épiscopal, oct. 2022
Lustre gigantesque, oct. 2022
...donnant sur le ciel !, oct. 2022
...pour se faire pardonner ? oct. 2022
Du coup, un hôtel grand luxe pour une cinquantaine de personnes, oct. 2022
On imagine bien les fêtes qui ont pû s'y tenir...
Ouverture sur le jardin, oct. 2022
Juste derrière les coussins, oct. 2022
...et vue sur le sous-bois, oct. 2022
...et les naiades dans la piscine !
On peut aussi faire trempette, oct. 2022
En agréable compagnie, oct. 2022
Et se faire bichonner ;), oct. 2022
Joyeux anniversaire, merci !, oct. 2022
Il y a même eu un feu d'artifice :) Il paraît qu'ils font ça de temps en temps, on peut le prendre pour une attention spéciale, non ? Merci à tous les Chocoïens !

samedi 22 octobre 2022

Vous connaissez Bahia Solano ?

Moi non plus, jusqu'à ces jours-ci !
Le moral n'était pas au beau fixe en partant de Panama : trop de dissonance entre mes aspirations à la tranquillité et les pratiques locales, trop d'incertitude sur les escales à venir au Costa Rica. Mais on est parti, entre les cargos qu'on avait côtoyés dans le Canal et les grains qui s'amoncelaient.
Cargo en sortie du canal de Panama, oct. 2022
Ça se bouscule à la sortie du Canal, oct. 2022
De la pluie..., oct. 2022
...encore de la pluie !, oct. 2022
C'est là que l'imprévu de toute route à la voile s'impose : l'accroche de la capote de la descente lâche, alors que je cherche une route au plus près et que des litres d'eau salée risquent d'entrer dans le carré à chaque vague un peu forte. Il va falloir modifier les plans.
Le piètement de la capote a lâché !, oct. 2022
Descendre le vent, ce qui nous mènera... en Colombie ! Heureusement que j'ai la carte d'Amérique du Sud sur mon traceur, ce qui me permet d'identifier sur des centaines de milles de côte à jungle un seul endroit avec quelques phares, droit à l'Est sous le vent, très isolé mais habité à l'évidence. Un village de pêcheurs pour touristes, me dit G.P. Parfait, des ouvriers traditionnels pour un vieux bateau comme Nimic !
Sous l'attention lointaine d'un navire 'en opérations militaires' on y arrive grand largue poussés à sept noeuds de moyenne par la houle du Pacifique dans la nuit de lundi à mardi. J'y mouille à l'oreille suffisamment loin du ressac et néanmoins à profondeur ad-hoc sur une langue de sable à raz de la mangrove.
Le lendemain, stupéfaction : nous sommes tout à l'opposé de ce qu'indiquait la position GPS sur le traceur. D'ailleurs, comme j'ai décidé de nous rapprocher du ponton des pêcheurs, je vais choisir la position au sondeur : selon la carte Garmin c'est à trois cents mètres à l'intérieur des terres que Nimic II est maintenant mouillé depuis plusieurs jours.
Trois cents mètres à l'intérieur des terres..., oct. 2022
...une nouvelle compétence pour Nimic !, oct. 2022
En fait à deux cent mètres du ponton des pêcheurs !, oct. 2022
Le village de Mutis est donc bien caché au fond de la baie de Solano. Et je vais rapidement découvrir que c'est en fait la métropole locale, avec toutes les administrations ad-hoc : capitainerie, services de l'immigration, agence de tourisme, et même une base militaire qui fait retentir tous les jours le même genre de battements de tambour que ceux qui nous protégeaient à la marina Shelter Bay à Panama. Il faut croire que ces deux voisins-là ne s'aiment guère. J'ai eu droit en première vague à l'attention de l'Armada Nacional, label sous lequel naviguent les garde-côtes qui ont tout de même - courtoisement - passé une demi-heure sur le bateau à soulever tous les planchers pour s'assurer que je ne transportais pas de cargaison illicite ! Un comble, lol
Garde-côtes colombiens, oct. 2022
...au garde-à-vous sur Nimic !, oct. 2022
Le temps s'écoule lentement depuis, entre les incertitudes de l'administration et la pluie incessante plusieurs heures d'affilées chaque jour.
Tiens, mais c'est de la pluie !, oct. 2022
...et encore de la pluie, lol !, oct. 2022
Et parfois on voit le ciel, oct. 2022
Pour l'instant mon passeport est toujours entre les mains des fonctionnaires de l'immigration, qui ont dûment enregistré à la main toutes mes informations, mais attendent que le système informatisé d'identification automatique veuille bien fonctionner. Je viens de me faire connaître au Consul de France à Medellin, qui n'a pas l'air inquiet : "Ils viennent de changer de gouvernement, les administrations sont un peu perdues..."
Accueil de la Capitainerie, oct. 2022
Accueil des services d'immigration, oct. 2022
L'informatique, ça ne marche jamais !, oct. 2022
Première victoire, Nelson, le charpentier de marine, né ici comme environ la moitié des six mille habitants, vient de quitter le bateau après avoir posé le barreau de remplacement de l'accroche de la capote sur le pont. Il ne reste plus qu'à trouver les artistes qui apporteront une solution aux caprices de la pompe de la nourrice et ou aux fuites des panneaux d'aération sur l'avant du bateau. Et que je vérifie l'étanchéité à l'eau de mer des bondes des réservoirs d'eau douce (message pour Timour...!)
Nelson, charpentier de marine, né à Solano, oct. 2022
Entretemps, je visite ! Pas une voiture à Mutis, juste des camions pour les transports de marchandises, des tracteurs pour mener les bateaux au ponton, et une nuée de triporteurs à l'indienne pour les habitants qui veulent s'épargner les quelques centaines de mètres entre les différents points du village. Pour le reste, les déplacements se font en bateau, y compris aller à l'école ! Ah, oui, il y a un hôtel pour les touristes qui arrivent en avion - construit par Pablo Escobar pour soigner ses amis à la belle époque, et c'est peut-être là que je pourrais prendre une douche ou faire laver mon linge...
Balade au village en triporteur, oct. 2022
Les bateaux se déplacent en tracteur, oct. 2022
Grande Rue commerçante à Mutis, oct. 2022
Embouteillage sur le pont, oct. 2022
On s'avance prudemment, oct. 2022
...et la rivière se découvre !, oct. 2022
Magasin pour 'verdura', oct. 2022
La maraîchère de Mutis, oct. 2022
Fruits locaux pour les céréales du matin, oct. 2022

vendredi 14 octobre 2022

Panama et son canal

Bien à l'abri dans le cocon de la lagune de Shelter Bay, et grâce aux compétences de communication locale de Timour, nous avions préparé notre passage du Canal. Les étapes administratives et techniques sont variées, mais Stanley, notre agent, nous dira à la fin que c'est le franchissement du Canal le plus rapide qu'il ait jamais fait !
Le Canal est après le pont..., oct. 2022
Pièces de l'hydrogénérateur à changer, oct. 2022
Timour s'en charge, oct. 2022
Mardi après-midi, nous sommes en place au mouillage de départ dans la baie, quatre liners (l'équipe des amarres) puis le pilote, à attendre le signal : nous devons être aux écluses de Gatun à 17h45.
La fine équipe des passeurs d'amarres, oct. 2022
Equipe complétée du pilote, on est prêt !, oct. 2022
Il fait déjà noir quand on y rejoint le cargo Pan Rapido, notre compagnon pour cette première série de trois, et Lucy, qui a déjà fait le parcours, trouve que c'est encore plus impressionnant.
Arrivée de nuit aux écluses de Gatun, oct. 2022
Remous de sortie d'écluse, oct. 2022
On passera la nuit au coffre d'attente au début du lac Gatun.
Petit matin radieux dans le lac Gatún, oct. 2022
Au réveil, il nous faut tracer rapidement pour traverser le lac et rejoindre le lot d'écluses suivant. On y sera vers midi.
On trace pour arriver à l'heure aux prochaines écluses, oct. 2022
Il nous arrive même de doubler des gros !, oct. 2022
Les panneaux solaires ont été bâchés pour éviter la casse, oct. 2022
Mangrove du lac Gatún, oct. 2022
Voisin de chenal impressionnant..., oct. 2022
...et transport de verdure ?, oct. 2022
De la fraîcheur à la tonne en container, oct. 2022
Là, c'est le cargo Taibo qui nous suit, et un énorme roro dans le bief adjacent. Et c'est là que nous aurons notre quotidienne douche orageuse ;)
Eduardo, Alex, Lucy et Umberto, oct. 2022
Umberto à l'avant tribord aux écluses de Miraflores, oct. 2022
Attention Lucy, l'orage arrive !, oct. 2022
Impressionnant,  non ?, oct. 2022
Alex et Timour aux amarres à l'arrière, oct. 2022
Dernière écluse à Miraflores, oct. 2022
On l'aura vu de près, ce Taibo !, oct. 2022
Vers treize heures, nous sommes libres ! Taibo nous double enfin pour rejoindre le Pacifique, et Nimic II se pose mercredi à la marina de l'île Flamenco après avoir débarqué ses liners et son pilote. Merci à eux : Eduardo le pilote, Umberto et Alex, liners professionnels, Lucy, liner amateur, et Timour, liner d'occasion.
Et voilà, on est sorti !, oct. 2022
Merci Taibo pour la compagnie, oct. 2022
J'ai quarante-huit heures pour terminer les formalités de sortie, j'en profite pour faire quelques achats en ville. Et quelle ville !
Sortie du Canal vue de Flamenco, oct. 2022
Vue depuis Flamenco, côté City, oct. 2022
Mouillage à Flamenco, oct. 2022
Pêcheurs à Panama, oct. 2022
Panama City dans sa splendeur, oct. 2022
Et dans les embouteillages..., oct. 2022

mardi 11 octobre 2022

Gagner Panama ou Cartagène ?

Si Nimic II faisait du tourisme, j'aurais mis au moteur depuis longtemps pour tenir les plannings. C'est comme un parcours à obstacles. L'arrivée à Panama se fait dans un marais barométrique, et avant on est à la merci d'avaries petites et grandes. On reparlera d'hydrogénérateur, de nourrice du moteur, de vétusté des boiseries ou encore de perte du feu de balcon babord : c'est toujours le même qui saute, lol. Le moral en dents de scie de la capitaine est tempéré par les splendeurs au jour le jour.
Au large de Cartagène, oct. 2022
Montagnes enneigées sur la côte de Colombie, oct. 2022
Cargo vers Panama ou Cartagène ?, oct. 2022
Pétole au large de Cartagène, oct. 2022
Prémisses de l'ouragan Ian au large de Cartagène, oct. 2022
Beautés du soir, espoir, oct. 2022
L'anecdote qui déchire. Pendant le passage du front de la perturbation qui s'est formée dans nos parages avant de se diriger vers la Floride, un couple de rapaces terrestres ressemblant à des busards a longtemps cherché à se poser dans la mâture. Sans succès. L'un des deux a dégringolé le long d'un hauban de l'artimon, se retrouvant coincé entre le bordé et les différentes cadènes, tout ébouriffé à cinquante centimètres sous mon nez, l'oeil hagard. Une photo ou de l'eau ? Je suis revenue avec une gamelle que j'ai poussée doucement vers lui... Dernière bouffée de panique et il a disparu au raz des vagues. L'autre est revenu une fois ou deux par la suite, comme pour chercher si son partenaire était encore dans le coin. L'anecdote qui réjouit. Une fois le coup de vent passé, c'est toute une famille de moineaux locaux qui est venue inspecter le bateau, histoire d'y prendre villégiature. Ils ont disparu avec la pétole.
Famille de fifis locaux en repérage, oct. 2022
Fifi numéro un, oct. 2022
Fifi numéro deux, oct. 2022
Fifi numéro trois, oct. 2022
Numéro un en inspection, oct. 2022
Numéro deux en vigie, oct. 2022
Oeil acéré pour numéro deux, oct. 2022
Numéro trois à la manœuvre, oct. 2022
Merci, on reviendra !, oct. 2022
Ensuite, j'ai retrouvé l'hydrogénérateur accroché dans ses bouts de sécurité parce que le piètement a de nouveau lâché (voir les épisodes précédents). Donc, plus de recharge de nuit, ou même de jour par temps couvert. Et là, en voulant remplir la nourrice journalière du moteur pour faire face à toute éventualité, j'ai constaté que la pompe est désamorcée. Solution d'urgence : pomper à la main depuis le réservoir principal du moteur dans un jerrican et le reverser dans la nourrice du moteur quand nécessaire. C'est possible, je l'ai fait...! Par calme plat, entièrement douchée au diesel à la fin de l'exercice, épuisée et stressée. Les défis de la navigation à la voile ?
Tentative d'escapade de l'hydrolienne (encore...), oct. 2022)
Tentative de remplissage de la nourrice, oct. 2022
Me voilà donc dotée d'une vingtaine de litres de réserve, environ sept heures de moteur, pour arriver à une prochaine escale technique, probablement Cartagène ! Il faudra que j'arbitre entre les recharges de batteries, les trajets tactiques pour s'écarter de la côte et les manoeuvres d'entrée de port. Et je me vois mal remplir la nourrice par mer agitée !
Trois jours plus tard, ça donne une route chaotique - parce que les ruptures d'alizé donnent aussi inversion du courant des Caraïbes, et tout ce que je gagnais grandiosement dans chaque grain se trouvait ramené à zéro dans la pétole qui suivait... C'est de la voile ! Merci à Mauritius Pride de nous avoir donné un amer dans le grain, et à Fassa de faire le spectacle dans la pétole !
Au Nord de la Colombie, 21 septembre, oct. 2022
Première nuit à reculons, 25 septembre, oct. 2022
Cargo Fassa sur bâbord, oct. 2022
Pour parer aux diverses avaries j'envisageais d'atterrir à Cartagène, la deuxième grande ville de Colombie, chargée d'histoire. Pourtant dès que le moral est remonté, ma détermination aussi, et nous voilà repartis vers Panama. Sauf qu'après le passage de la pointe Nord de la Colombie le contre-courant des Caraïbes revient du Yucatan au ras de la côte, jusqu'à deux noeuds en plein dans le nez des bateaux qui cherchent à accéder à Panama en route directe.
On s'échappe vers le Nord, oct. 2022
Grand manège panaméen, oct. 2022
En solo, à la voile c'est mission impossible : les quelques milles qu'on gagne péniblement au près quand ça souffle un peu sont immédiatement perdus dès que la pétole s'installe ! Il faudrait mettre au moteur quasiment les trois-quarts du temps. Nous voilà donc engagés dans le grand manège panaméen, qui prend par le Nord au travers de la boucle des courants et nous a enfin menés à Colon.
Navigation en boucle, 3 octobre, oct. 2022
On a trouvé le zéro courant, oct. 2022
Ca avance au vent de cale, oct. 2022
En point d'orgue à notre arrivée, le dernier jour de mer a été une merveille, avec la compagnie d'un banc de dauphins, un vent favorable et une mer presque lisse sous la belle lune !
Famille de dauphins pour l'arrivée, oct. 2022
Merci la compagnie, oct. 2022
Mais à peine franchie l'entrée de la zone du Canal, à Colon à deux heures du matin au milieu des cargos jeudi dernier, des trombes d'eau ahurissantes sont tombées pendant une heure, supprimant toute visibilité et faisant sauter la réception GPS. Impossible de se repérer. C'est un bateau de service du Canal qui nous a récupérés pour nous mener à la marina de Shelter Bay, tout à l'ouest de la baie.
On y est ! J'y ai retrouvé Timour et on se prépare à traverser :)
Seize jours de Curaçao à Panama, oct. 2022
Retrouvailles à Shelter Bay, oct. 2022
Sous la Lune à Shelter Bay, oct. 2022
Entrée du Canal vue du pont de Colon, oct. 2022
P. S. : Et entretemps, c'est sur, le blog d'Estelle qu'on a eu des nouvelles de Nimic II. Merci Estelle !

dimanche 18 septembre 2022

Escale technique à Curaçao

Avant le départ en baie de Chaguaramas, sept. 2022
Curaçao... et d'abord, comment ça se prononce ? Les réponses sont évasives : comme vous voulez ! C'est qu'on y apprend obligatoirement les structures d'au moins trois langues dès le primaire, anglais, espagnol, néerlandais, allemand ou français, histoire de permettre aux habitants natifs d'interagir avec les étrangers de passage qui apportent des ressources. La langue locale est le papiemento, un 'pépiement' qui les mélange toutes.
Nimic II et moi y sommes arrivés à l'improviste, je pensais en faire sauter l'escale dès mon premier jour hors de la baie de Chaguaramas, alors que nous tracions à huit noeuds de moyenne au travers d'un vent établi d'une vingtaine de noeuds, me portant à des bouffées d'enthousiasme quand le loch dépassait dix noeuds :) J'avais remonté le mouillage dimanche 11 en fin de matinée, histoire de ne pas me trouver en bisebille avec les services d'immigration trinis auxquels j'avais affirmé que je partirais dès samedi matin : chacun sait qu'une procédure de démarrage à la voile présente beaucoup d'imprévus...!
En route vers Curaçao, sept. 2022
Clandestin volant, sept. 2022
Des cumulonimbus comme s'il en pleuvait, sept. 2022
Et puis, mardi matin avant le lever du jour, alors que le vent commençait à disparaître, j'ai voulu lancer le moteur pour refaire le plein des batteries qui n'étaient pourtant pas en difficulté, mais mieux vaut prévenir que guérir, non ? Et là, grosse panique, l'alarme d'huile se rallume après trois minutes, en clignotant violemment avec un craquement suspect ! J'arrête aussitôt le moteur, et examine le fond de cale, où il me semble que l'eau du puits présente une couleur grisâtre témoignant d'une fuite d'huile. Nous voilà avec la perspective d'une virée entièrement à la voile jusqu'aux îles néerlandaises, seules considérées comme garantissant la sécurité du navigateur en transit vers Panama.
Première approche à Curaçao, sept. 2022
Approche de Willemstadt, sept. 2022
Je vous rassure tout de suite, tout s'est passé au mieux, y compris la procédure PAN de demande d'assistance à l'arrivée pour le remorquage jusqu'à un ponton : celui de Curaçao Marine où nous sommes arrivés le jeudi vers midi.
Curaçao Marine, sept. 2022
Au ponton à Curaçao Marine, sept. 2022
Hydrolienne en liberté à Curaçao, sept. 2022
Sous les falaises du Fort Nassau, sept. 2022
Donc vendredi matin, dès l'ouverture, s'est pointé le concessionnaire Yanmar local. Il a balayé ma description de l'incident : c'était trop tard, il fallait enlever le moteur pour chercher cette fameuse fuite. Si j'avais la chance de ne pas avoir à changer le moteur, ça me coûterait au bas mot cinq mille dollars, et plusieurs semaines d'immobilisation. Je me suis récriée, il m'a engueulée, a consenti à examiner et démarrer le moteur, et a finalement fait intervenir son technicien électrique. Lequel, au bout d'une demi-heure, a déclaré qu'il s'agissait d'une mise à la masse fautive, que le moteur avait été câblé comme pour une coque en alu...! Il me semble bien d'ailleurs avoir déjà reçu cette explication d'Hervé, de GMS à l'Herbaudière. RAS donc, ça m'a coûté la modique somme de 60USD, ce qui n'a pas amélioré l'humeur de mon grincheux - sans doute parce que je l'avais taclé.
Ligne de crête à Willemstadt, sept. 2022
C'est toujours les mêmes aux meilleurs spots ! sept. 2022
Tout ça pour dire qu'aujourd'hui dimanche est notre troisième jour aux îles néerlandaises. J'ai pris le temps de régler favorablement le deuxième point noir qui empêchait une navigation en sécurité : la puce Iridium a été réinitialisée ! J'ai aussi pris quelques photos :) Si tout va bien nous repartons demain matin avant dix heures, les procédures de sortie viennent d'être accomplies. A vous revoir à Panama !

dimanche 11 septembre 2022

Merci les Trinis !

Merci Cairi, né ici et nommé du terme local pour 'caraibe' par ses parents - un brésilien et une canarie - bloqués sur le chantier par le Covid, que j'avais rencontrés deux ans plus tôt à Porto Santo.
merci_trinis_010.jpg, sept. 2022
Merci Suzan, exemple de fierté et d'efficaté locale, qui débrouille au quotidien les problèmes techniques des équipages en attente de réparations sur leurs bateaux.
merci_trinis_011.JPG, sept. 2022

Merci à Lady Azzuro et Queen Annette, trinies de naissance ou d'adoption, amies de ponton et animatrices infatigables des divertissements de tous les équipages.
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Merci Kristian, logman du dépôt technique pétrolier voisin, auto-proclamé gardien de mon confort en manifestant la curiosité sincère et l'empathie naturelle du trini lambda, tout en jouant avec les gros bateaux qui traversent le mouillage.
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Merci les bateaux de tous calibres et de tous types...
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merci_trinis_032.JPG, sept. 2022
Merci les animaux de tous poils et de toutes plumes...
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Merci à tous les équipages amis et trinis d'occasion, aux fournisseurs, artisans et ouvriers du crû, qui ont accompagné Nimic II du statut de bateau en travaux...
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à celui de bateau à mettre à l'eau...
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Merci Kris pour la photo ! sept. 2022
Merci Kris pour la photo ! sept. 2022
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Merci Kris pour le reportage :) sept. 2022
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puis à celui de bateau au mouillage, en instance de départ !
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Merci Estelle pour la photo ! sept. 2022
Merci la pluie, le soleil, la lune et les étoiles des panoramas de Chaguaramas.
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merci_trinis_093.JPG, sept. 2022
merci_trinis_094.JPG, sept. 2022
Oups, merci enfin au pélican qui s'est manifesté pour embarquer, mais désolée, je navigue en solo, lol !
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merci_trinis_099-1.JPG, sept. 2022
Merci Estelle pour la photo :) sept. 2022

mercredi 3 août 2022

A whiter shade of pale

C'est Mel, un artiste de la nuance, qui fournit Nimic II en produits couvrants. Il y a quinze jours un deuxième gallon de 'Lunar White' venait compléter les premières touches de peinture du pont, datant d'avant mon dernier séjour à Noirmoutier. Je suis fascinée par ses mélanges à partir de quatre pots, blanc, noir, jaune et rouge, dont il pèse les gouttes au microgramme près jusqu'à obtenir le parfait fondu. Sauf que la dernière fois, au bout d'une demi-heure j'ai trouvé que ça suffisait et le résultat est... approximatif ! Mais ça ne se verra pas vraiment à la longue...
A whiter shade of pale pour le nouveau Lunar White, août 2022
Nuances des coups de pinceau, août 2022
Et le gros oeuvre du pont est maintenant terminé !
Préparation du puits du cockpit, août 2022
Finition du puits du cockpit, août 2022
Préparation du pont arrière, août 2022
Finition du pont arrière, août 2022
Gros oeuvre du pont terminé, août 2022
Je vais maintenant passer au gros oeuvre de la coque, si la météo le permet... si Mel arrive à raccrocher les bouts de sa chaîne logistique... et si suffisamment d'échafaudages sont disponibles. Et pour l'instant il pleut, avec des nuances de ciel toujours changeantes !
Cinquante nuances de bleu, août 2022
Jeux d'ombres avec la pluie, août 2022
Jeu de flou dans la pluie, août 2022
Jeu de lumière après la pluie, août 2022
Ca me donne le temps de bricolages importants, comme vérifier le faux contact dans ma perceuse Peugeot vintage. Je pensais qu'il fallait changer les charbons ; le mécanicien auquel j'ai demandé où en trouver m'a affirmé qu'ils lui semblaient intacts, et il est venu faire le diagnostic sur place. Après une heure de test des différentes connexions, nous avons convenu que le problème provenait... du cordon, bien fatigué par quarante ans de bons et loyaux services. J'ai recupéré celui d'une baladeuse à fonctionnement tout aussi aléatoire, et le résultat est parfait pour ma perceuse comme pour les caissons de Nimic libérés d'un objet inutile !
Des connexions à nuancer, août 2022
La semaine dernière, l'un des gardes, artiste de la blague sur le chantier, me lance : "Hé, tu me dois un café !" parce que j'avais affirmé que Nimic aurait quitté Chaguaramas avant la fin juillet. Bonne joueuse, je le lui ai apporté le premier août. Et comme ce jour-là est aussi 'Emancipation Day', férié à Trinidad, je lui ai de surcroît cuisiné un tajine de poulet au citron dont il semble avoir apprécié les saveurs. Du coup, on a regardé passer les 'party boats' qui promènent les fêtards par lots de deux cents, avec des DJs qui mixent de la calypso de toutes les couleurs. Je booste ma culture musicale qui s'était arrêtée à Bob Marley et Rolling Stones. Mon oreille s'y fait, je peux même vous dire que la soca n'est pas un verlan, mais une forme anglophone de calypso, issue elle du créole franco-antillais. Toutes les nuances en sont largement composées à Trinidad, berceau de la musique des Caraïbes.
Toutes les nuances de calypso sur Point Loma, août 2022
Et allez, pour finir, quelques relevés de faune locale, dont le rase-motte de la frégate dans le pack des urubus...
Pack d'urubus sans nuance, août 2022
Une frégate à l'affut..., août 2022
Frégate en repérage, août 2022
Frégate en vol furtif, août 2022
...l'affut du martin-pêcheur depuis le balcon arrière
Martin-pêcheur en veille, août 2022
...la balade de la chenille du club house et celle du lézard du bord.
Lézard du bord en explo, août 2022
Chenille en expédition, août 2022 Et enfin, le seul pélican que j'aie réussi à capturer en gros plan !
Pélican sans nuance, août 2022
P.S.: Bon, eh bien le voilà, Mel, arrivé tout confus des aléas trinis, mais resplendissant sur la nuance 'Lunar White' du nouveau pont, et présentant dans ses bras le blanc pur de la future coque. Merci à lui et sa boutique "Majestic Paints". Une nuance de satisfaction pour Mel, août 2022
Sourire du spécialiste de la nuance..., août 2022
Merci à Majestic de Chaguaramas, août 2022
Et tant qu'à faire un rajout, voici le crabe que je viens de rencontrer sur le chemin de la supérette :)
Crabe en nuances de terre, août 2022

mardi 12 juillet 2022

Perspectives

Le navire auxiliaire de forage rouge, à gauche de la première photo, mesure 75m de long. Il est du même type que ceux qu'on a vus portant des plateformes aux Canaries en 2020, et vous savez maintenant, si vous suivez, que c'est en remplissant d'eau leurs ballasts qu'ils se glissent sous ces gigantesques structures flottantes pour ensuite les sortir de l'eau en vidant ces ballasts. Ils les transportent alors là où il en est besoin. Celui-ci s'appelle Enav Agave et attend au mouillage depuis des semaines au milieu de la baie de Port d'Espagne (qui est à l'Est, à gauche hors de la photo).
Cargos au mouillage au large de Port d'Espagne, juil. 2022
Presqu'au centre du panorama se trouve la voile d'Azzuro, le bateau bleu clair amarré au ponton de la photo suivante.
Plaisanciers au ponton de Chaguaramas, juil. 2022
Toutes sont prises du pont de Nimic, soit à environ quatre mètres de hauteur juste en bord de mer. Sauriez-vous donner, par ordre croissant d'éloignement, les dimensions approximatives des différents objets flottant dans le panorama? Juste pour vous donner une idée de la perspective, la coque marquée LNG est un méthanier, il fait 299m en longueur et sa distance à mon point de vue est double de celle d'Enav Agave.
Plaisanciers et cargos en perspective, juil. 2022
Autre perspective, le bateau pilote jaune au flanc d'un autre auxiliaire de forage au départ mesure, lui, environ 12m.
Auxiliaire de forage et pilote en perspective, juil. 2022
Et pour vous embrouiller un peu plus, un bel emboîtement des porte-plateformes...
Porte-plateformes en perspective, juil. 2022
Deuxième casse-tête : sachant que les promontoires Est, à gauche, et Ouest, à droite, qui marquent les lignes de fuite de l'ouverture vers le Sud de la baie de Chaguaramas, délimitent une distance d'environ un mille nautique pour les bateaux naviguant en ligne directe au large du promontoire Est et de l'île Gaspar Grande à l'Ouest...
Point de vue au large de Chaguaramas, juil. 2022
Alignements du panorama de Chaguaramas, juil. 2022

...et que d'ordinaire cette distance est franchie par les plus rapides des bateaux, comme par exemple K.Loe le pilote, en un temps de l'ordre d'une minute, quelle est la vitesse possible de Monster, le joujou des frères Peake, que je viens de voir la franchir en environ quinze secondes ? Il était mis à l'eau pour un essai, dans le boucan épouvantable de deux moteurs sans silencieux et carburant... au gaz naturel liquéfié, le LNG ci-dessus ! C'est ce qu'on appelle 'passer directement du producteur au consommateur'. Et comme l'explique un des employés de Peake's : "Ils organisent une course tous les étés, de Port d'Espagne à Tobago, et c'est toujours eux qui gagnent. D'ailleurs, quand ils n'y sont pas, il n'y a pas de course..."
Vous avez dit "Monster"?, juil. 2022
Le joujou des frères Peake..., juil. 2022
...carbure au LNG, juil. 2022
...et écrase la concurrence !, juil. 2022
Pendant ce temps-là, mes copines les fourmis s'activent à emmagasiner les prises de choix - comme ce raisin sec qu'elles essaient de porter jusqu'à un nouvel abri en utilisant les lois de la gravité, lol. Elles retrouvent dans le fond du cockpit d'autres habitants furtifs comme cette pousse de kapokier en germination dans la ligne du sondeur :)
Transport de victuailles..., juil. 2022
...par gravitation ! juil. 2022
Pousse de kapokier dans les fonds, juil. 2022
Je n'ai toujours pas réussi à prendre un pélican de près, et je compte bien me venger des iguanes qui ont pillé ma récolte attendue de tomates...
Patrouille de pélicans en perspective, juil. 2022
L'iguane, un fructivore ?, juil. 2022
Et quelles sont les perspectives de Nimic II, dans tout ça ? Eh bien, la mèche du safran est bien en place, parfaitement souple et mobile. De nouveaux joints à lèvre ont été placés en sortie dans le cockpit, il n'y a même pas eu besoin d'ajuster l'ouverture.
Joints à lèvre pour la mèche du gouvernail, juil. 2022
Le secteur du pilote est remonté, tout cela fonctionne dans le silence le plus merveilleux !
Remise en fonction du pilote, juil. 2022
J'ai appris du coup que l'hélice de Nimic fait 17 pouces de circonférence et 16 pouces de pas, à droite. C'est facile, c'est écrit dessus ! Merci Dynamite et toute son équipe :)
Oeuvre d'art marine... juil. 2022
...ou puzzle technologique ? juil. 2022
Marc en finitions... juil. 2022
...et en précisions ! juil. 2022
Ya plus ka peindre... et heureusement, y en a moins à faire que sur notre nouveau voisin de chantier, un autre monstre du nom de Taboo, une goélette de vingt-deux mètres qui me permet de renouveler mes perspectives : en partant de l'Herbaudière, je naviguais sur le plus gros bateau du port... En arrivant à Chaguaramas, Nimic II était le plus petit ! Doté d'un équipage de quatre personnes, Taboo dispose de cinq cabines doubles pour des 'invités' à trois mille dollars la semaine chacun !
Voisinage imposant, juil. 2022
Merci, je préfère Nimic II, et j'espère bien avoir fini mes 'petits' travaux d'ici la fin du mois de juillet pour nous retrouver alors de nouveau à la baille !

jeudi 30 juin 2022

Météorologie accélérée

Dans combien de temps Nimic II sera-t-il de nouveau à l'eau ?
Le mouillage nous attend, juin 2022
...et parfois il fait beau :), juin 2022
Sachant que l'alignement de la mèche du gouvernail demande toute une série d'ajustements délicats...
Remise en place de l'arbre..., juin 2022
...c'est pas si facile !, juin 2022
Arbre de l'hélice à poste !, juin 2022
Safran prêt à l'ajustage, juin 2022
Dynamite en action, juin 2022
Afzal de Dynamite, juin 2022
Lindon de Dynamite, juin 2022
Curtis de Dynamite, juin 2022
et qu'il faudra ensuite terminer les peintures en suspens, pont et coque...
Le merle aime la couleur du pont, juin 2022
On pourrait dire, une semaine de technique et quinze jours de pinceau, non ? Pas si simple, puisqu'il faut loger tout ça dans les trous secs de la météo, haha. Ce qui, au bas mot, double le planning...
Orage tropical, juin 2022
Eclaircie tropicale, juin 2022
Et quand les modèles météo ont commencé à transformer les prévisions de coups de vent sur l'Atlantique en alerte cyclonique à cinq jours, on s'y est intéressé sérieusement : simple dépression ou tempête tropicale ? C'est Marc, le grand gourou des ennuis mécaniques sur le chantier (celui qu'on reconnaît à la couleur de ses chemises lol), qui m'a donné la clé : "l'oeil est-il formé ?" La baie de Chaguaramas est réputée protégée des vent de Nord-Est. Sauf que si la "vague tropicale" en déplacement vers l'Ouest devient cyclone tourbillonnant avant son passage au Nord de l'île de Trinidad, alors les vents viendront du Sud, et là, on se les prend direct, ouïe.
L'oeil est-il formé ?, juin 2022
Jusqu'à mardi soir, toutes les conjectures étaient possibles, d'autant que les modèles variaient à chaque mise a jour, soit quatre fois par jour...
Route prévue de la dépression, juin 2022
Alors, depuis lundi, la baie s'était enluminée des bateaux et navires venus y chercher la tranquilité, et le chantier n'a pas arrêté de mettre au sec les plus inquiets des plaisanciers.
Les marins se mettent à l'abri, juin 2022
Enfin, la nuit de mardi à mercredi prévue pour le passage du phénomène, s'est passée comme une fleur... et la mer est redevenue "bleue"...
Après la pluie, le beau temps ?, juin 2022
comme si rien ne se passait plus au Nord, car effectivement l'oeil n'était pas encore formé.
La  vague passe au Nord, juin 2022
Mais ça pourrait donner corps à une vraie tempête tropicale juste avant d'arriver ...au Costa Rica ! Attention, les Ticos !
Cyclone prévu au Costa Rica, juin 2022
A Tama Samedi matin ?, juin 2022

mardi 14 juin 2022

Ca bouge !

D'accord, pas trop...: depuis le bord du ruisseau qui sépare le chantier Peake du domaine des pétroliers, de l'autre côté du grillage ;
Avant le mouvement, côté 'drillers', juin 2022
jusqu'au front de mer, plus près de la rampe de mise à l'eau, cent cinquante mètres plus au Sud...
Après le mouvement, côté mer, juin 2022
Après le mouvement, côté collines, juin 2022
Après le mouvement, drillers au large, juin 2022
Après le mouvement, drillers à quai, juin 2022
Après le mouvement, drillers au radoub, juin 2022
et après un trajet de cinq cents mètres en tracteur !
On bouge, en tracteur ! juin 2022
C'est que lundi dernier, je regardais notre ami Mickaël - le grand chef du mouvement chez PYS - entasser les arrivants dans les travées du chantier. La saison des cyclones est annoncée, les propriétaires fortunés doivent se plier aux exigences de leurs assurances, et Peake Yacht Services, comme toute l'île de Trinidad, se trouve à l'extrême Sud des Caraïbes, hors de la zone réputée risquée.
Mickael et Suzan en évaluation des mouvements, juin 2022
Mouvements en piles, juin 2022
Alors, pour que Nimic ne se retrouve pas coincé derrière tous ceux-là jusqu'en novembre, on a bougé.
Mouvement à l'arrivée, juin 2022
Mouvement bien arrivé en front de mer, juin 2022
Pour autant, il ne pleut pas moins à notre nouvel emplacement, il y a toujours des moustiques, et même plus de taons !
Les travaux continuent. L'étanchéité de la barre d'écoute a été reprise (histoire de ne plus se faire doucher en dormant...)
Etanchéité barre d'écoute, extérieur, juin 2022
Etanchéité barre d'écoute, intérieur, juin 2022
Le gros morceau, c'est l'alignement de la mèche du safran. On se souvient que la barre est très dure... Et on espère que ça va s'arranger ! Donc dépose de la barre franche et découplage du secteur de la barre à roue...
Découplage du secteur de barre, juin 2022
extraction de l'hélice et de son arbre...
Extraction de l'hélice, juin 2022
Dépose de l'héllice, juin 2022
Découplage de l'arbre, juin 2022
Dépose de l'arbre de l'hélice, juin 2022
extraction de la mèche du safran...
Tentative d'extraction de la mèche du safran, juin 2022
Tentative d'extraction au cric, juin 2022
Troisième tentative, par le bas, juin 2022
Succès de l'extraction avec un nouveau cric, juin 2022
pour libérer le safran !
Safran libre sur ses gonds ?, juin 2022
Extraction de l'axe supérieur du safran, juin 2022
Extraction de l'axe inférieur du safran, juin 2022
We did it !, juin 2022
La rénovation de tout ça est en cours : travaux de précision pour les spécialistes, ponçage et peinture pour moi :) On en reparle dès que possible !
Safran en balade sur le front de mer, juin 2022
Entretemps je continue à documenter les amis, la faune et la flore locales.
ça bouge sur Ocean Carisma, juin 2022
Ocean Carisma en préparation au départ, juin 2022
Bouquet de cocos ? juin 2022
Coléoptère voyageur ? juin 2022
Fourmis en stockage de termite, juin 2022
Frégates en escadron, juin 2022
Pélicans en duo, juin 2022
Varan fureteur, juin 2022
Varans à l'esquive, juin 2022
Et je n'oublie pas de vous parler des tomates de Kris, le logman de l'entrepôt de pipelines de l'autre côté du grillage. Avant mon départ en France, il se pointait régulièrement au pied du bateau pour s'inquiéter du bien-être de l'équipage alors que ses gars s'activaient nuit et jour pour ordonnancer la base logistique des forages en cours au large du Surinam... ceux-là même qui nous avaient valu un détournement de parcours pendant le trajet depuis la Guyane. A mon retour, Kris n'a pas manqué de faire une nouvelle visite, et c'est lui qui a remarqué le plant de tomates qui croissait librement sous l'échelle, à la verticale de la vidange de l'évier de Nimic. Il m'a recommandé de le tutorer. Et puis, lors du mouvement vers le front de mer, c'est un autre ami trini, le gars qui portait le tee-shirt de Noël 'The wind is free', qui a fait en sorte que les tomates voyagent avec le bateau. Alors voilà, les tomates sont bien arrivées, replantées, et j'espère bien en faire une salade très bientôt !
Tomates au départ, juin 2022
Tomates en déplacement, juin 2022
Tomates en mouvement, juin 2022
Tomates à l'arrivée, juin 2022

lundi 30 mai 2022

Balade exotique

Le Cob à l'heure des adieux, mai 2022
Le Pilier à l'heure de l'éclipse, mai 2022
Adieu Cob et Pilier, bonjour au figuier ! D'accord, c'est des mangues, mais ça rime aussi, hein ? Après plus de trois jours de voyage, quand même... et presqu'autant de remise au diapason local, j'ai fait le tour du bateau, et voilà le résultat !
Au cul du bateau..., mai 2022 J'ai essayé d'en refourguer aux voisins, ils ont pareil :) clapgirl.gif, fév. 2020
Alors, on savoure avec délices...
Et, oui, je suis bien arrivée ! Rendez-vous dans le Pacifique !

dimanche 15 mai 2022

Sans Domicile Fixe

Oui, nous existons toujours, Nimic II et moi ! Ces dernières semaines, pourtant, j'étais loin, rentrée au port d'attache pour me défaire de mon appartement à l'Herbaudière, devenu plus un fil à la patte qu'un mouillage de fortune.
Nimic boat-sitté par Kristian, avril 2022
Sous le soleil de Chaguaramas à Noël (merci Nocciolino !), décembre 2021
Il m'a fallu faire rentrer dans trois malles l'essentiel de cinquante ans de vie familiale et professionnelle...
Cadeau de trente-deuxiėme anniversaire, octobre 1984
Rentrera ou pas ? avril 2022
trier les papiers pour garder l'absolument indispensable...
Nouveau contrat d'assurance pour le bateau, avril 2022
Cartes aériennes dénichées dans les archives paternelles, à usage futur de routières marines, mai 2022
faire le tour de la famille et des amis...
Mite au bord du Lot, avril 2022
Pêche au carrelet aux Souzeaux, mai 2022
Igor-sitting (copyright Edith), avril 2022
la tournée de mes lieux favoris....
Dernier confort aux Pêcheurs, mars 2022
Luzéronde à vélo, avril 2022
Défenses de la Guérinière, avril 2022
Fenêtre sur la Clairière, mai 2022
Nous n'irons plus au Bois, mai 2022
et même prendre le temps de glisser un bulletin de vote aux deux tours de l'élection présidentielle... Pour les législatives, j'en ai délégué la responsabilité à ma procurante habituelle, merci Claire !
Comme la loi française le prévoit, nous voilà maintenant officiellement SDF, et domiciliés à notre port d'attache, l'Herbaudière. Espérons que les deux sacs que je rapporte lourdement chargés entreront dans la soute à bagages !
Cyprès de la plaine des patates, mai 2022
Mur du repos des anciens, mai 2022
La semaine prochaine, je rejoins Nimic à Chaguaramas pour les derniers travaux avant de tracer vers Panama. En attendant, j'essaie de me réveiller demain matin pour voir l'éclipse de Lune qui nous est promise ! PS : Pas d'éclipse, juste des nuages, beuh...!

dimanche 13 mars 2022

Ça pédale dans le bitume

Saison sèche mais humide
Préparatifs pour peinture, mar. 2022
Difficile d'apprécier l'état de Nimic ces derniers jours... Il a tellement plu (une bonne averse toutes les cinq heures en moyenne) qu'il est impossible de prévoir la fin du chantier de peinture.
Pont avant peinture, mar. 2022
Entre deux grains, mar. 2022
Après peinture, mar. 2022
Certains travaux aboutissent quand même, comme le bitumage des fonds pour assurer meilleures protection et étanchéité... On m'a dit : it's a bit messy... ce qui s'appelle un understatement, héhé. Mais la matière première est une production locale, avec le plus grand lac naturel de bitume au monde, exploité déjà par les conquistadores pour leurs calfatages de coques, comme en témoigne un nom de mouillage dans le coin : Carénage en v.o. Alors...
Bitume dans les fonds, mar. 2022
Jaumière au bitume, mar. 2022
Jaumière côté face, mar. 2022
Camarade de chantier, mar. 2022
Pour la peinture, le pont est donc à moitié fini, la coque n'est pas commencée. Alors je me vote une pause ! Nimic au bitume, mar. 2022
Bitume chez les Yankees, mar. 2022
Plage au sirocco, mar. 2022
Et tant qu'à faire, je remplace le bitume trini ou yankee par du sirocco noirmoutrin coucou.gif, fév. 2020

samedi 5 février 2022

2022, année passoire

Pélican en vigie, fév. 2022
Eh quoi...? Déjà février, et pas de voeux ? C'est que la nouvelle année nous a réservé quelques surprises. La capitaine s'est retrouvée secouée par une fièvre qui n'avait rien d'un Coronavirus, et Nimic II s'est transformé du jour au lendemain en passoire rouillée. Il faut dire qu'il y a cinq ans, pressée de naviguer, j'avais pudiquement recouvert de mastic les craintes de faiblesse de la voute jusqu'à l'étambot, là où les plus petites entrées d'eau salée se retrouvent coincées dans des réduits inatteignables par des individus normalement constitués. Ce qui provoque alors de la corrosion par l'intérieur. Cinq ans de répit donc, jusqu'à cette préparation à la peinture et ses jolis trous sous la flottaison...
Hello Larry, how is it up there ? jan. 2022
Le temps de se remettre en forme et de dénicher l'artisan ad-hoc...
- Larry et ses dreadlocks, qui avait officié juste avant sur Nocciolino (voir leur blog par Xavier et Babeth)
Gare aux yeux ! jan. 2022
Découpes et ajustements, jan. 2022
Découpe à l'acétylène ou soudure à l'arc ? fév. 2022
Ça doit courber ! jan. 2022
Dentelle de métal, jan. 2022
Broderie soudée sur l'étambot, jan. 2022
...puis de mettre en route et faire aboutir le processus de rénovation
Préparation de l'ouverture sous la voute, fév. 2022
Mise à la cote de la feuille d'acier, fév. 2022
'Dogs and wedges', on dit ça comment en Français ?, fév. 2022
Ça doit rentrer ! fév. 2022
Larry sait parler à l'acier, fév. 2022
Feu d'artifice pour le finale, fév. 2022
...et le mois de janvier s'est écoulé comme un mirage. Nous voici reconduits au stade précédent : le bateau est de nouveau en odeur de flottaison (merci Larry !) et il ne me reste plus qu'à faire la peinture, haha !

Ah, il y a quand même une bonne nouvelle pour 2022 : mon amie Nooria et ses enfants sont arrivés il y a quelques jours auprès de ses frères en Californie, après cinq mois de péripéties éprouvantes entre camps de réfugiés et avions surprise depuis sa fuite de Kaboul en août dernier. Merci à tou.te.s ce.ux.lles qui ont permis ce miracle.

vendredi 24 décembre 2021

Noël à T&T ?

Noël à Chaguaramas ? ça en a tout l'air... Tout en pestant contre les GAFAM (merci Hugues de me donner l'occasion de me défouler...), je mets en forme quelques photos en utilisant - l'expression est appropriée - les moyens du bord... Vous jugerez de la différence de qualité ! Et d'abord ce clin d'oeil festif grâce à un ouvrier du chantier qui arborait un magnifique T-shirt : je lui en ai fait compliment, et il a fait en sorte de m'en procurer un du même style :)
Cadeau de Noël... déc. 2021
...de Trinidad et Tobago ! déc. 2021
Sinon, Nimic n'est pas en reste pour les cadeaux de Noël.
Le guindeau, son joint d'engrenage et ses relais (encore en attente de remontage)...
Engrenage de Noël, déc. 2021
Joint de Noël, déc. 2021
Commande de Noël, déc. 2021
La barre à roue, et ses poulies de transmission (vérifiées à temps avant que les axes ne lâchent prise)...
Poulie de Noël, déc. 2021
La révison de la voilure, et sa nouvelle trinquette (une garde-robe entièrement rénovée)...
Tenue de Noël, déc. 2021
La voie d'eau de la barre d'écoute (histoire de garder mon ordi au sec)...
Cabine du Pacha avant Noël..., déc. 2021
Les nouvelles anodes (la moitié des huit de la coque)... Anodes de Noël, déc. 2021
Et surtout, la vérification des réservoirs d'eau, qui a conduit à la pose d'un patch sur la coque (on espère que le petit goût de peinture brûlée dans l'eau aura disparu au prochain remplissage, c'est toujours mieux que de l'eau saumâtre)!
Cuvée de Noël percée, côté pile, déc. 2021
...et côté face !, déc. 2021
Préparation pour patch, déc. 2021
Olé... masquage de vent pour soudure, déc. 2021
Patch de Noël, déc. 2021
Epoxy de Noël, déc. 2021
Cuvée de Noël en fermentation, déc. 2021
Tous les petits ajustements annuels prennent aussi du temps, comme vérifier les batteries (elles ont été changées après le remplacement - superflu - du thermostat de la glacière)...
Batteries de Noël, déc. 2021
...remettre les winches en forme (j'ai trouvé ici les boulons idoines au format impérial, et cannibalisé des pièces sur du rebut local)...nettoyer le moteur, et tutti quanti !
Pour expliquer notre prolongation de séjour, il y a aussi les beauté du tourisme local...
Racines de la mangrove de Caroni, déc. 2021
Flamands roses..., déc. 2021
...et ibis rouges à Caroni, déc. 2021
Lépidoptères de Noël, déc. 2021
Arbre de Noël, déc. 2021
Cathédrale de bambous, déc. 2021
...et l'amitié des compagnons de chantier ;) Copain de Noël, déc. 2021
Bordée de Noël à Chinatown, déc. 2021
Départ de Noël, déc. 2021
Encore un départ de Noël, déc. 2021

Breakfast de Noël, déc. 2021
Et si tout ça ne suffisait pas, mes nuits sont animées par le concert des grenouilles arboricoles frog_star.gif, fév. 2020 dans le ficus géant à cinq mètres du bateau, juste de l'autre côté du ruisseau de boue - qui nous apporte aussi les moustiques, car tout ce beau monde (y compris les nuages persistants) n'a pas bien assimilé la notion de saison sèche inscrite au calendrier officiel, ce qui risque de perturber sérieusement les futures opérations de peinture du pont et de la coque ohno.gif, fév. 2020

dimanche 12 décembre 2021

Carrefour des Atlantes

Ca se bouscule à Chaguaramas, nov. 2021
Pétroliers panaméens, pêcheurs vénézuéliens...,, nov. 2021
...et voraces palmipèdes, nov. 2021
L'Océan tout entier se rencontre à Chaguaramas, et ce n'est pas Loïc et Mathilde, de Davaï, qui le réfuteront puisqu'ils viennent d'y arriver depuis Dégrad Des Cannes (où Loïc m'avait conseillé le chantier Peake's !)
Frégate en quarantaine, nov. 2021
Déjà, quand nous étions en quarantaine au mouillage, c'est une petite famille sur un cata alu qui s'était annoncée : "Hé du Nimic, l'Herbaudière ?" Emilie et Jérôme, un couple nantais, étaient en prospection à Noirmoutier en 2018 pour l'achat de leur futur bateau : ils avaient aperçu Nimic en chantier sur le port. Leur Aelig est maintenant au radoub ici, sur le chantier mitoyen, et ils n'ont pas manqué de venir admirer le coucher du soleil à bord en compagnie de leurs filles Lila et Olivia.
Equipage d'Aelig, nov. 2021L
Trois jours plus tard j'ai croisé Bertrand, déjà vu à DDC et ici en travaux pour son Girouette. C'est également Agathe et Jean-Marie de Melimila que nous avons retrouvés, avant qu'ils repartent pour de nouveaux horizons.
Mélimila au départ, déc. 2021
Famille d'Oceans Carisma encore terrienne..., déc. 2021
La plus jolie surprise fut de faire vraiment connaissance avec Tini et Gui, un tout jeune couple canaro-brésilien qui s'était approché de Nimic à la nage à Porto Santo pour admirer "le bateau de la dame qui navigue seule !" Ils ont fait de la route depuis deux ans, sautant d'île en île en bateau-stop sur leur premier bateau jusqu'à se trouver confinés ici à Chaguaramas, où ils ont découvert qu'ils étaient les futurs parents d'un magnifique garçon qui a maintenant quinze mois, nommé Caïri en l'honneur des habitants d'origine de la région. La petite famille vient de mettre à l'eau Oceans Carisma, un pêcheur traditionnel rééquipé pour les voyages de leurs prochaines années.
...sur les fonds baptismaux ! déc. 2021
Bravo Tini, bons vents à vous ! déc. 2021
A bientôt sur les océans ! déc. 2021
L'île de Trinidad - et son anse protégée de Chaguaramas - avait été découverte par Christophe Colomb, et disputée depuis entre Espagne, Hollande, France et Angleterre au gré des rapports de force de la conquête du monde. Indépendante depuis 1962 (avec sa petite soeur Tobago), elle vit de la rente pétrolière et de l'industrie nautique. Sa société accueillante et multiculturelle en fait un repaire naturel pour les capitaines en quête de chantier pour leurs navires, cargos aussi bien que yachts.
Gallion pirate ? Non,  plateforme pétrolière ! déc. 2021
Il pleut des cordes...., déc. 2021
Sinon... concernant l'avenir de ce blog, je suis pessimiste : depuis que j'ai réinstallé mon système à cause de la voie d'eau au large des îles du Salut, je fais face à de nombreux défis logiciels. C'est déjà très compliqué de programmer les nouveaux billets sur la connexion foireuse du chantier (la nuit sur le pont quand il ne pleut pas, parce que sinon la connexion est insuffisante, le soleil empêche de voir l'écran et la chaleur arrête l'ordi...) Nouveau problème du jour : Je ne peux pas réinstaller Office 2010, apparemment sous le coup d'une obsolescence programmée et juteuse pour Microsoft. Plus de mise en forme de photos, donc... :( Si je ne trouve pas de solution, celles-ci sont les dernières !

dimanche 14 novembre 2021

De Guyane à Trinidad

Cette image; il y a quinze jours, est une grande victoire ! Nimic II est en mer au large du Guyana, pas loin d'un couple de marques AIS en train de... de quoi, au juste ?
Activité pétrolière au large du Guyana, nov. 2021
Vérification faite auprès de mon AIS, il s'agit d'un navire de prospection offshore en procédure d'abordage de sa plateforme favorite mouillée dans les eaux de Georgetown, par environ 2000 mètres de fond...! C'est une très bonne nouvelle. C'est que, pour en arriver à ce résultat, la veille à la même heure, c'est-à-dire après mon casse-croûte et boostée par une bonne tasse de café, j'avais pris mon courage à deux mains pour refaire le paramétrage manifestement HS du sytème de traceurs. Ce qui m'a pris au total deux bonnes heures de navigation à l'aveuglette, le nez sous la ligne de visibilité, avec juste le pilote pour m'assurer que Nimic II allait bien dans la bonne direction sur la mer vide. Au bout d'une heure d'efforts, le traceur du cockpit s'était enfin résolu à afficher les informations correctes, et j'étais à la table à carte en train de faire subir le même traitement au deuxième pour les resynchroniser.
Pooooooon-it ! Au plus fort de ma concentration, un coup de trompe tout proche m'ahurit ! Non, ça ne peut pas être encore une illusion. Je me propulse sur le pont et me trouve nez à nez, à cinquante brasse sur babord, avec un navire que je prends pour un garde-côte du Surinam, et j'imagine presque que va apparaître à sa coupée mon trombone favori ;) J'étais manifestement trop occupée pour faire attention aux grésillements du canal 16 de ma VHF fixe. Je saisis mon émetteur portable pour échanger avec le curieux : il y a droit devant Nimic, à quelques milles, une équipe de forage remorquant une énorme nasse de matériel de prospection. Il m'est recommandé, pour ma sécurité, de faire un détour de 7 NM vers le Nord. Je m'exécute, puis confirme auprès de mon interlocuteur que lui voit bien le signal de Nimic II, ouf ! L'incident m'a néanmoins porté chance puisqu'après une demi-heure encore d'efforts, mon double reparamétrage a produit l'effet recherché : tout s'affiche sur les traceurs, y compris les signaux AIS de mes voisins ! CQFD... Évitement de la nasse, nov. 2021
Par contre, si vous n'avez pas vu la photo des îles du Salut que je vous avais promise, c'est qu'après notre départ effectif du 25 octobre, nous les avons doublées de nuit, au beau milieu d'un joli coup de vent qui nous avait fait courir 120 NM le premier jour et m'avais fait espérer arriver à Trinidad en un clin d’œil... LolLolLolLol.gif, fév. 2020 Mais le vent est rapidement tombé dès le lendemain et nous avons dû jouer avec l'allure que Nimic et moi aimons le moins, du grand largue mou avec des moyennes de 40 à 50 NM par vingt-quatre heures. Ce qui m'a donné envie de rompre ma promesse et sortir le gennaker... mais j'ai résisté.
Le grain est passé, nov. 2021
Vue le matin sur tribord, nov. 2021
Vue le soir sur babord, nov. 2021
Petit temps de grand largue, nov. 2021
Nous sommes finalement arrivés au passage des Gallions en huit jours...
En approche du passage des Gallions, nov. 2021
Dans les eaux de Trinidad, nov. 2021
...et le lendemain aux bouches du Dragon :) Pétrolier au mouillage devant les bouches du Dragon, nov. 2021
La renverse à l'entrée des bouches du Dragon, nov. 2021
Le Dragon à l'entrée des Bouches..., nov. 2021
... ou celui à la sortie ?, nov. 2021
...pour enfin mouiller à Chaguaramas le 3 novembre.
Enfin à Chaguaramas, nov. 2021
Et si je n'avais rien posté jusqu'ici, c'est que pendant le grain de la première nuit, de l'eau s'est infiltrée dans ma cabine depuis le pont, et le clavier de mon ordinateur est maintenant hors d'usage. Il a fallu attendre que je sois sortie de quarantaine, munie d'un visa réglementaire et bateau à terre pour pouvoir me procurer le clavier USB sur lequel je tape ces nouvelles.

dimanche 24 octobre 2021

Merci à la Guyane

Lever de soleil portuaire, oct. 2021
Mahury au Sud, oct. 2021
Mahury à l'Ouest, oct. 2021
Merci les taons et les moustiques, le soleil de plomb, l'humidité dégoulinante, qui se combinent pour en justifier le surnom d'Enfer Vert ;)
Fleurs des fossés guyanais, oct. 2021
Câblage du guindeau, oct. 2021
Merci à Valérie de ValServices, Maurin de la marina Dégrad-des-Cannes, Hafida de DB-Schenker, Jérôme et Alice de la Kaz-à-Vélos, Julien et André de Guyane Service Survie, d'en avoir fait une escale technique réussie malgré prolongations et frustrations.
Merci aux menues rencontres du quotidien qui donnent chair à l'impossible entente de l'Europe et de l'Amazonie, comme ici la file des camions-citernes bloqués, avec tous les automobilistes, par l'intransigeance du syndicalisme local dans la crise du passe sanitaire. Et vraiment désolée pour ceux que le passage de Nimic II a égratignés, en particulier notre voisin de ponton Nomade et son équipage, Christine et William.
Blocage de raffinerie, oct. 2021
Merci à Paul, journaliste créole, et à Henri, médecin libanais, amis défunts de ma prime activité professionnelle, natifs de Cayenne qui en ont généré l'imaginaire dans mon esprit. Merci à Philippe, musicien furtif, qui a fait prendre corps dans mes rêves à la France équinoxiale et l'a transformée en urgente nécessité.
Ce n'est pas le bagne, c'est la Guyane ! Dès notre passage aux Iles du Salut après le démarrage, je posterai la photo de confirmation ;)

mercredi 13 octobre 2021

Rendez-vous de la semaine

On avait passé du temps à préparer le bateau, on pensait avoir rendez-vous avec le large, ou du moins avec la route qui nous sépare de Trinidad, où je compte offrir à Nimic le carénage qu'il mérite bien...
Nimic réarmé pour un nouveau départ, oct. 2021
Nouveaux équipements sur Nimic, oct. 2021
Mais les vérifications de routine ont conduit à un rendez-vous avec Guyane Service Survie, pour donner une nouvelle jeunesse au guindeau. Le diagnostic est double. Un problème électrique concerne l'inverseur, car je peux juste remonter le mouillage à la télécommande. Bon, je pourrais le descendre à la main, mais pourquoi se faire inutilement du mal, hein ? D'autant que le deuxième problème, mécanique, celui-là, concerne la clavette du barbotin, cassée en deux par les mauvais traitements que je lui ai précédemment infligés. Du coup elle bloque l'usage du guindeau en roue libre... Bref, André et Julien sont venus déposer le bébé, que l'on me promet tout neuf d'ici le week-end.
Rendez-vous atelier pour le guindeau, oct. 2021
Clavette en mauvaise condition pour un rendez-vous, oct. 2021
Une fois à Trinidad, on verra à changer la partie du pont qui porte le guindeau. J'avais négligé de la contrôler avant de partir. Elle est bien corrodée, du coup...
Embase du guindeau à rénover, oct. 2021
Programme de rénovation en cours, oct. 2021
Tout cela me laisse largement le temps de ranger le bord et de me livrer à mon passe-temps favori, surveiller les allées-et-venues furtives, naturelles ou industrielles...
Martin-pêcheur à l'affut, oct. 2021
Helle Kosan, tanker en approche du soir, oct. 2021
Présentation, oct. 2021
Affleurement, oct. 2021
Introduction, oct. 2021
Recouvrement, oct. 2021
Dépassement, oct. 2021
Alignement, oct. 2021
Formation complète, oct. 2021
Retrait, oct. 2021
Helle Kosan en fin d'évolution, oct. 2021
Porte-container à quai, oct. 2021
Sinnamary en approche du matin, oct. 2021
Présentation, oct. 2021
Minéralier et porte-conteneur en convergence, oct. 2021
Effleurement, oct. 2021
Evitement, oct. 2021
...ainsi que divers rendez-vous techtoniques ou météorologiques ! Ici, en principe, c'est la saison sèche... mais le ciel n'a pas l'air de le savoir idee.gif, fév. 2020
Signe d'averse matinale, oct. 2021
Et plus loin en ligne directe, c'est la saison très, très, très chaude !
Cumbre Vieja, éruption lointaine en ligne directe, oct. 2021
Cumbre Vieja avec effusions, oct. 2021

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