Le blog de Nimic II

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samedi 5 janvier 2019

Réveillon à la mer

Météo de Nouvel An
Une hirondelle à bord
On a largué les amarres à la Saint-Sylvestre en début d'après-midi, avec une météo maussade quoique prometteuse : peut-être une dizaine de jours en régime d'est garantissant une calme traversée du golfe et une descente vers les Canaries dans les meilleures conditions. On passait la bouée de la Grise avec toute la voilure établie au portant sous pilote. Route au 220, la mer est belle, le vent léger, la vitesse entre 4 et 5 noeuds, c'est l'euphorie du grand départ. Ça n'a pas duré.
Dès la tombée de la nuit, soit deux heures et demie sans charge au moteur, on notait une baisse à 88% de la charge du parc des instruments de navigation, qui reçoit pourtant en priorité les imports des panneaux solaires (manifestement inopérants avec ce ciel plombé) et de l'hydrogénérateur (pourtant en situation favorable d'autant que la vitesse augmentait à six noeud avec le vent forcissant). Le moniteur donnait une autonomie de 10 heures. On est alors passé en couplage avec le parc de batteries lumières histoire d'améliorer notre autonomie, soit 22 heures dans ces nouvelles conditions. Et puisqu'on était parti pour réveillonner en mer, on décidait de ne décider que le lendemain ;)
A l'heure de l'extinction des feux le 1er janvier, on a découvert une hirondelle de mer transie dans le cockpit, on lui a promis de la ramener à terre. L'autonomie était passée à 13 heures, et le ciel commençait à s'éclaircir, laissant espérer l'apparition du soleil et l'apport d'énergie par les panneaux solaires. On a alors lancé une requête météo. Ca nous a pris vingt minutes de connexion satellitaire tout de même, pour constater une dégradation des conditions au niveau de la Corogne. La raison était de rentrer à l'Herbaudière. Pour ramener l'hirondelle au sec, bien sûr.
Lever de soleil babord amure
Coucher de soleil tribord amure Chacun aura deviné que, du coup, il fallait rentrer au près. Nos dix-huit heures de grand largue babord amures se sont soldées par soixante heures de près en tirant des bords à voilure progressivement réduite dans le vent forcissant, pour se terminer le dernier jour avec deux ris dans la grand-voile et la moitié du foc enroulé, avec 20 à 30 noeuds de vent et une mer agitée. Heureusement le bateau navigue tout seul barre amarrée dans ces conditions, plus besoin de pilote, et comme le soleil est apparu le 2 janvier, les batteries se sont stabilisées à 70% de capacité. Ouf !
On frôle Belle-Ile
Après un coucou au Goulphar, Nimic II a croisé sa route à la bouée de la Grise pour rentrer avec le flot dans la nuit du 3 au 4 janvier. La capitaine a connu un grand moment de solitude pour l'arrivée au ponton de nuit par vent d'est de 20 noeuds. Le bateau s'est retrouvé en drapeau par l'arrière, il a fallu une demi-heure de reprise d'amarres pouce à pouce pour regagner sa place au ponton visiteurs, sans casser personne dans le port Yess !
L'hirondelle est arrivée vivante, mais pas bien en forme. Peut-être ses mânes nous ont-elles jeté un sort, parce que le lendemain, en complétant mon amarrage, je me suis retrouvée à l'eau, juste à l'endroit où je l'avais délicatement déposée pour qu'elle rejoigne les éléments de l'univers.
Epilogue. On a peut-être trouvé une explication à la défaillance de l'hydrogénérateur : un des boulons de fixation a sauté ! Cela vient compléter la liste des menues défaillances que ces trois jours de mer ont apporté, et qu'on va s'attacher à réparer en attendant la prochaine fenêtre météo et les visites de nos amis.
Hydrogénérateur déboulonné

lundi 31 décembre 2018

Nouveaux horizons pour 2019

Ce n'est pas la perspective de la nouvelle année, c'est l'examen attentif du fichier météo de ce matin qui m'y invite : je me prépare à passer le réveillon en mer ! Bonne année à tous, je vous embrasse

vendredi 21 décembre 2018

Les Canaries à l'automne?

Arc-en-ciel de solstice
C'était le projet, arriver aux Iles avant l'hiver, y retrouver notre partenaire de coeur. En ce jour de solstice, il devient évident que ni l'un ni l'autre ne se feront. La voile n'est pas une science exacte. Le superbe arc-en-ciel signale la prochaine fin de la tempête. Nimic II attendra encore avant de prendre son élan vers le sud.
Les cartes aussi semblent d'accord. Alors, on les laissera dans cet ordre gagnant ;)
Réussite gagnante à neuf

jeudi 13 décembre 2018

Loch Ness

Brisants à la sortie
Force 11 ?
Il était annoncé sur les fichiers météo, il est tapi dans les brisants de la sortie du port, le monstre de la météo chaotique de ces jours-ci. On avait cru pouvoir le fuir en se glissant dans une lucarne vers la Corogne. Las ! A la première entrée dans le journal de bord, une fois passé le chenal de la Grise - entre l'Île d'Her et celle des Pucelles ;) - on a constaté que les instruments ne s'accordaient pas sur le point GPS. Sans synchronisation, il était difficile en l'état de fonder sa navigation sur ce système. Il fallut se résoudre à faire demi-tour, se réamarrer à notre ponton d'attente, en sachant qu'une prochaine occasion ne se présentera pas avant Noël. On se terre...
L'équipe du port au boulot
Mais le monstre serait-il entre les jetées ? Depuis des semaines, les équipes techniques jouent aux chaines musicales avec les embarcations du port, histoire de ménager la place aux évolutions de la drague et de la plateforme technique en grandes manoeuvres de repiquage de pieux. On pensait, en partant, s'éviter la proximité de ces gros engins. Et puis, ce matin, on a été réveillé par la suceuse du trépan logé dans l'aspirateur de la drague, qui commençait à attaquer les fonds dans notre environnement. Quand on a senti un frottement contre la quille de Nimic II, la barge était à moins de dix mètres, le museau de son tuyau logé dans l'eau boueuse, invisible, menaçant, dans notre direction. On a manifesté notre émoi aux ouvriers. On s'est fait rembarrer sans le moindre respect.

Tête chercheuse de la drague Elle est bien agitée cette période, où les 'professionnels de la profession' semblent ne plus accepter la moindre remarque des 'plaisanciers' pour qui ils travaillent et qui pourtant financent leur activité... Le monstre est partout.

jeudi 6 décembre 2018

Longue vue pour un dégolfage

Fenêtre météo pour dimanche
Situation prévue une semaine plus tard
Sur Nimic II, on a l'oeil coincé sur la fenêtre météo qui semble prête à s'ouvrir dans la journée de dimanche. On sort des gribs tous les matins, et on compare les variations de prévision que proposent les modèles déboussolés par le changement climatique. Pour nous, l'enjeu est d'atteindre le large de la Corogne, puis le sud de la péninsule ibérique, sans rencontrer de forts vents défavorables, et si possible avec une mer accueillante. En langage sud-breton, ça s'appelle 'dégolfer en douceur'. C'est que, s'il assure une relative clémence des températures, le suroît qui domine actuellement installe une forte houle de face possiblement croisée par les fluctuations, et obligerait à tirer des bords jusqu'à la Corogne si on se lançait maintenant.
Mais la dépression qui avance vers le nord de l'Irlande s'accompagnera chez nous d'une phase de noroît, virant au nordet par le nord, des conditions nettement plus favorables pour quitter l'Herbaudière. L'idée est de franchir la pointe nord de l'Espagne trois jours plus tard, juste au moment du passage du front de la nouvelle dépression : après un tour complet du cadran, les vents repasseront au noroît et nous propulseront alors vers le sud. Etre au bon endroit au bon moment, un rendez-vous à ne pas manquer à trois heures près.
Passage de front à la Corogne prévu dans la nuit de mercredi 12 à jeudi 13 décembre Toute cette belle construction est largement théorique. Elle pourrait être remise en cause par l'incertitude sur la vitesse du bateau, l'imprécision des cartographies proposées et surtout par la versatilité de plus en plus grande des prévisions dans le temps. Quant ne s'y ajoutent pas les interprétations différentes selon l'école de météolorogie qui les a mises en forme... Autant dire que si nous partions effectivement dimanche, comme nous le souhaitons aujourd'hui, rien ne dit que nous rencontrerions les conditions espérées, et donc que nous arriverions à bon port (les Canaries ?) dans la quinzaine qui suivrait. Il y a toujours des solutions de repli en Espagne et au Portugal, et on a déjà vu des départs se solder par des retours au port sous quarante-huit heures. La voile n'est pas une science exacte. Ce qui n'en fait pas pour autant une activité de charlatans, ni même une illusion collective.
Du neuf pour du vieux
Arpentage pour nouvelle implantation
On aurait bien aimé, avant de dégolfer, se convaincre que nos politiques et nos concitoyens sont arrivés à la même perspicacité. On peut en douter. Pour exemple, les travaux herculéens entrepris dans le port de l'Herbaudière par l'équipe des gilets oranges locaux. Il s'agit de remplacer les vieux pieux d'ancrage des pontons par des pieux tous neufs, une opération qui bloque le port pour trois mois au moins. Quoiqu'on en ait cru, le bureau d'études qui y préside n'a pas jugé utile de rallonger d'un ou deux mètres les pieux pourtant arrivés au bout de leur capacité à l'occasion de la tempête Xynthia. Est-ce courte vue scientifique (l'économie, la météorologie), pensée magique (anne, ma soeur anne, ne vois-tu rien venir ?), ou manifestation bien comprise des intérêts d'un petit nombre de décideurs qui surfent sur le conjoncturel parce qu'ils pensent qu'ils se tireront toujours du structurel (pince-mi et pince-moi sont dans un bateau...)?
Bonne traversée à tous, gardez l'oeil !

mercredi 28 novembre 2018

Tout nu et tout mouillé...

Lumière de ponton
Barge de génie maritime
Quand la caisse à savon qui sert de plateforme de travaux publics est arrivée dans le port de l'Herbaudière, on disait que les poteaux d'ancrage des pontons y seraient changés durant l'hiver. C'est qu'ils ont fait leur temps... et que le mètre qui leur avait été rajouté au lendemain des remous de Xynthia semble bien riquiqui au regard des hauteurs que peut prendre la marée par fort coefficient. On disait aussi que les nouveaux poteaux arriveraient ce lundi, et que les anciens seraient déplantés au fur et à mesure du plantage des nouveaux, dans le mouvement de la campagne de dragage en cours. Histoire de limiter autant que possible le jeu de chaises musicales qui trimbale des bateaux du port d'un ponton à un autre pour libérer les espaces.
Déplantage de poteaux de ponton
C'était sans compter sur la hargne des gilets jaunes... qui ont bloqué le transport des poteaux quelque part dans la France profonde Yikes! Alors, aujourd'hui, au lieu de planter, les valeureux - et tout aussi jaunes - ingénieurs du génie maritime s'emploient à tester le déplantage à chaud, laissant le plan d'eau vide sous les pluies de suroît... tout nu et tout mouillé ;)
Double n°1, par Nicolas Garnier
L'hydro nouveau est arrivé En ce qui concerne Nimic II, pourtant, les nouvelles sont revigorantes : l'hydro nouveau, les paneaux solaires sont en place et en fonction ! Pour fêter ça en attendant la fenêtre météo adhoc pour un bord direct vers les Canaries (et pas le suroît annoncé pour les prochains jours), j'ai embarqué et posté dans le carré (tout nu et tout mouillé, lui aussi) le Double n°1 qui sera le signe tangible du soutien des amis de Nimic dans sa rénovation. Merci Nicolas :) Un pisse-mémé pour les visiteurs en attendant le départ ?
Réchaud frondeur

vendredi 9 novembre 2018

Ronger son frein

Ebats de cormoran
Vérifier chaque jour les amarres en fonction de la météo annoncée. Ressortir son vélo pour parcourir les pontons entre artisans, capitainerie et sanitaires. Enregistrer le circuit des branchements des nouvelles batteries, coupe-circuits et autre cyrix. Déconnecter la prise de quai parce que les panneaux solaires assurent maintenant par tout temps. Regréer la trinquette réparée par notre voilier favori. Rester amie avec la famille de canards qui réclame des miettes. Se prendre pour le cormoran prêt à se jeter dans le grand bain.
Vélo de ponton
Nouvelle organisation énergétique Reprendre du service sur la route du Rhum en virtuel auprès des loups de mer. Hésiter entre les options nord et sud et opter pour la plus réaliste contre la probablement gagnante, bien qu'humainement impraticable. Se désoler des nombreux abandons chez les réels. Se féliciter de n'être pas en mer pour de vrai. Continuer à suivre Sam, François, Alex... et le capitaine Frog ;)
Attendre que les techniciens, commerciaux et autres intermédiaires se mettent d'accord sur la bonne solution pour faire fonctionner l'hydrogénérateur. Garder l'oeil sur les fichiers grib à l'affut de la prochaine fenêtre vers les Canaries. Eviter de trop taper dans l'avitaillement du bord. Se tenir aux balustres quand on pose le pied sur le ponton parce qu'on est déjà en mode marin. Accueillir avec plaisir les amis, cousins et voisins de passage pour recueillir les dernières nouvelles de la terre. Avoir la tête en mer. Ronger son frein.
Canette affamée

jeudi 25 octobre 2018

Avitaillement et autres tergiversations

Nouveau chargeur de quai
Connexion de l'antenne satellite
Tempête de crânes pour hydro
Le frigo est branché, le chargeur de quai a été changé, c'est le moment de s'installer à bord, de prendre ses marques en attendant la finition des équipements de navigation : antenne du téléphone satellite, branchement des panneaux solaires, modification de l'embase de l'hydrogénérateur. Chaque contretemps technique est l'occasion de tester sa résistance au stress. Le dernier en date : l'explosion de l'une des batteries entraîne la décision de changer le parc, qu'on espérait faire durer au moins une saison supplémentaire.
Appros médicales, merci Mapie !
Kit d'urgence
Appros longue durée
Appros gourmandise
A grands renforts de sachets congélation, on a transformé en kit d'urgence la montagne de boîtes de la pharmacie du bord. On teste la pertinence des provisions de la cambuse en espérant ne pas les épuiser avant le départ. Et on se change les idées avec le spectacle permanent du port, grandes manoeuvres de dragage et évolutions diverses.
Engin de creusement
Pilotage de drague
Effet artistique sur casier

mardi 16 octobre 2018

Scénario catastrophe

Traîne de tempête tropicale
La journée commence bien, la tempête tropicale a juste effleuré l'Ile et n'y laisse qu'un marasme d'Est avec ciel magnifique et mer se calmant. On a fait savoir à notre ship-chandler favori que l'installation de l'hydrogénérateur nouvelle formule met en évidence encore de graves dysfonctionnement (une turbine à moitié immergée ne peut produire son quota d'énergie...) et il a répondu avec une solution acceptable. On se dit que ce n'est qu'une occurrence supplémentaire des mini-catastrophes qui se produisent en salves au cours d'une préparation de grande navigation, qu'on y fait face avec détermination et bonne fortune, et qu'on aura bientôt largué les amarres.
Hydrogénérateur à mi-fonction
Alors on se fixe pour la journée une tâche mineure : remplacer les rivets vert-de-grisés des sangles de sécurité : timonerie, cuisine. On a repéré dans les stocks techniques un sachet de pièces qui pourraient être appropriées, bien qu'apparemment d'un matériau différent. On se met à la recherche d'une pince à riveter pour les fixer, et on s'adresse à notre voilier favori : il suffit de leur taper sur la tête au marteau, et oui, ce sont les mêmes, il s'agit de laiton chromé. On s'était fait toute une montagne de l'opération, mais elle est réglée en dix minutes. On bénit le paternel qui avait tout prévu : nos sangles sont prêtes à poser, juste une affaire de quelques noeuds.
Démontage de la pompe du réchaud
Et c'est là que ça déraille. Un magnifique bout en dyneema remplacerait les vieilles attaches datant de trente ans, coupées ras, non réutilisables. Il faudrait en arrêter les noeuds à la chaleur. On ferait chauffer à rouge sur le réchaud une lame de couteau qui permettrait des finitions nettes. On s'apprête à allumer le réchaud, un vieil optimus à pétrole avec pompe à pression et pré-chauffage à l'alcool. On regarde monter doucement l'aiguille de pression au rythme de nos bras et là, à mi-chemin, c'est la sortie de route : le joint en cuir de la pompe reste coincé dans le fond du tube. On démonte l'ensemble, sans succès. Pas de pompe, pas de pression, pas de feu, pas d'arrêt de noeuds, etc... Mais surtout, pas de réchaud pour la cuisine Yikes!
Va-t-on trouver une pompe de remplacement ? Si non, faudra-t-il changer le réchaud ? Réorganiser l'agencement de la cuisine ? Comme un jeu de dominos, la catastrophe se déroule dans la tête du skipper abasourdi... C'était ma séquence : "Comment dégringoler de son petit nuage en un tour de bras..."
Coucou ! Mise à jour le lendemain : c'est notre mécanicien favori qui a été pêcher le joint au fond du tube de la pompe... Ouf, ça va mieux !

mercredi 10 octobre 2018

Drague du jour

Plateforme de drague
Braveheart, c'est le nom de la barge qui vient d'investir le port de l'Herbaudière pour la saison. Cette plateforme logistique va procéder au déplacement de tonnes de vase de l'intérieur vers l'extérieur des jetées, pour satisfaire aux caractéristiques cartographiques du plan d'eau et de son chenal d'accès : "dragué à 1,2 m". Qui parlait de vider la mer à la petite cuiller ?
Pêche du jour
Sur Nimic, les travaux de Sisiphe continuent également. Outre le passage chez les artisans concernés pour réparer la trinquette ou repeindre la coque, on a raclé les cales pour les délester d'un lot conséquent de connexions électriques inutiles ou matériels défaillants : connexions "push-pull" du réfrigérateur remplacées par une bonne vieille soudure ; régulateur de charge du circuit de la génératrice 220V déjà virée ; divers câbles surnuméraires dans la simplification générale des circuits.
Soudure des branchements du frigo
Chargeur de quai hors service
Et pour parfaire notre pêche du jour, c'est le chargeur de quai qui manifeste une faiblesse qu'il faudra bien suppléer. On attendra encore un peu pour emménager à bord...

dimanche 7 octobre 2018

Avis de coup de vent

Dans le ventre du port
Agrandissement du réseau de navigation
En prévision des grands frais d'automne, on avait déplacé Nimic au coeur du port, sur un ponton moins exposé à la houle, auprès des grands frères de la SNSM, en face des cousins de la criée. On y passait tranquillement le temps à compléter les équipements, au gré de la disponibilité des matériels et des techniciens, au rythme des variations de l'anticyclone. On attendait avec impatience le moment où seraient réglées les connexions du groupe froid, afin de s'installer à bord. Chaque soir, on rentrait sagement à terre après les contrôles de routine.

On regrettait bien de ne pas être prêt pour chevaucher jusqu'à la Corogne les ondes du régime d'Est installé depuis plusieurs semaines... On avait suivi avec intérêt la progression du coup de vent passager qui en bousculait temporairement l'empire. On ne s'était pas inquiété outre mesure. On aurait bien dû.
Coup de vent de nord
Les volets cognaient cette nuit. On est sorti vérifier l'amarrage à l'approche de la pleine mer. Nimic renaclait sous les rafales d'un méchant flux de nord-ouest tourbillonnant par dessus le terre-plein ouest. Ses quinze tonnes écrasaient les pare-battage. Le bateau raclait le ponton qui arrachait la peinture. Et en prime, un mauvait filet de vent s'est engouffré dans une poche de toile mal serrée du rouleau de la trinquette : elle s'en souvient, elle !

dimanche 30 septembre 2018

Sauvetage en mer

#SaveAquarius
"#SaveRescueAtSea"

vendredi 28 septembre 2018

Autonomie hauturière

Panneaux solaires sur balcon
"Tu te prépares pour la prochaine coupe du monde !" plaisantent les promeneurs de ponton. C'est que quatre panneaux solaires sur balcon arrière ça vous change une ligne de bateau, non ? L'autonomie énergétique étant l'objectif principal de cette campagne de mise au point, on s'est livré à l'augmentation des productions renouvelables et à la diminution simultanée des utilisations thermiques : changement de toutes les ampoules par des leds, suppression du générateur 220V fonctionnant sur le moteur, et surtout recalibrage du groupe froid, en remplaçant le congélateur et son compresseur par un évaporateur en L directement dans la glacière. Ca en libère de la place, dans les caissons !
Dépose du vieux congélateur...
...remplacé par un tout petit compresseur
...et un évaporateur de poche
On va enfin pouvoir s'installer à bord et préparer les choses sérieuses (un déssalinisateur, par exemple ?), dès que l'hydrogénérateur nouvelle formule aura regagné sa position sur le tableau arrière :)
Hydrogénérateur nouvelle formule

samedi 22 septembre 2018

Double coeur

Pavillons multiples
National ou complaisance, l'étiquette maritime voudrait que chaque drisse de barre de flèche n'accueille qu'un seul pavillon. Celui du propriétaire à tribord, quand il est seul. Lequel pavillon de propriétaire se retrouverait à la drisse babord quand, en route dans des eaux étrangères, le capitaine arborerait un pavillon national de complaisance pour témoigner de son respect des règles locales.

Sur Nimic II, on transgresse, ce qui ne surprendra pas les familiers. Toujours dans nos eaux nationales - ce qui dispense de hisser un pavillon étranger, on fait flotter à tribord le pavillon de notre port d'attache - l'Herbaudière, accompagné de celui de notre département d'adoption - la Vendée et sa double allégeance royale et religieuse ;) Voilà pour le clin d'oeil de complaisance. Et pour l'identification, on déploie à babord la toute nouvelle flamme à double face qui est sortie des ateliers du bord : un côté pour la marguerite - et son rattachement breton ; et un côté pour la perle - sortie en collier de son huître persane.

Nous voilà donc - bateau et skipper - prêts à chevaucher la crête des vagues dans le recouvrement permanent des appartenances, dans la multiplication des signes, dans l'imbrication de la forme et de l'esprit, dans le mouvement de la vie. Bons vents !

vendredi 7 septembre 2018

Spenner

Le Spenner quitte l'Herbaudière
Décidément, les Norvégiens - qu'ils soient vikings ou afghans - aiment l'Herbaudière ;)

vendredi 31 août 2018

Porte de l'Orient

Nimic II au Kernével
Les rencontres sont souvent imprévues à Lorient. Cette fois-ci, c'est d'un drone que nous admirons notre coursier des mers, en compagnie des champions en cours de préparation pour de nouveaux records, comme ici le trimaran Banque Populaire juste remis à l'eau après son démâtage.
Trimaran Banque Populaire à la BSM de Lorient

mercredi 29 août 2018

Gros Rocher

Nimic II au Gros Rocher de Belle_Île
Lever au Gros Rocher
Rien de tel que l'annonce d'un petit coup de suroît pour donner des envies de mer à un bateau en cours de mise au point. Nimic II s'est donc retrouvé ce dimanche sur l'autoroute des îles, les Glénan peut-être au bon vouloir du vent. On n'avait pas trop forcé sur la toile pour ménager l'estomac de l'équipier non amariné, et on a trouvé avec bonheur l'abri du Gros Rocher de Belle-Île au coeur du grain, quand le vent a commencé à tourner au noroît.
Du coup, on s'est réveillé dans une brume magnifique, et la journée a passé comme une fleur à visiter le Palais et ses trésors servis à la Vauban : marins aux yeux de tempête, bateau au radoub à flanc de quai, galion d'époque, ferry mastodonte... Le Palais, Belle-ïle
Portraits de marins à Belle-ïle
Bassin de radoub au Palais
Aux marches du Palais
Atterrissage au Palais
Il ne restait plus qu'à immortaliser l'instant par un portrait du bateau en situation :) Et là, les inconstantes prévisions météo ont fini de nous dérouter. Essai infructueux d'attrapper une bouée à Sauzon par méchant vent d'est. Alors on est parti à l'abri de Quiberon, vers le nord, on a laissé les Birvideaux et Groix sur babord en se faisant pousser par des courants de marée favorables en pleine pétole. Nous revoilà au Kernével, quatre ans après !

vendredi 24 août 2018

Chaussé pour l'hiver

Chaussette de gennaker
David en tête de mât
Comment dompter ce gennaker qui me donne tant de fil à retordre à l'emballage ? Un début de solution a été trouvé en lui gréant une chouette chaussette... un peu courte il est vrai, mais les mains habiles de notre voilier favori - qu'on trouve aussi en funambule pour débloquer l'enrouleur de génois - vont remédier à ce détail ;)
Shunt pour contrôleur de batterie
Contrôleurs de batteries
Et tant qu'à se prémunir des frimas, on a aussi - avec notre électricien favori - gréé des contrôleurs sur le pack de batteries, afin d'évaluer au mieux la consommation en hauturier. Je n'oublie pas la grande nouvelle de la journée : grâce à Sylvain, on a identifié - et réparé - l'origine de la panne du réchaud : le tuyau d'adduction du combustible était cassé :(
En cadeau, et signature, ma bobine aux prises avec mon téléphone passé inopinément en selfie Yikes!
Selfie

lundi 13 août 2018

Mousse en formation

Mousse en formation

samedi 11 août 2018

Désenclaver l'Afghanistan ?

Quatre garçons afghans sur Nimic II
On en avait rêvé, Nimic l'a fait... amener les Afghans à la mer ;)
Les mêmes, douze ans auparavant

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