dimanche 3 janvier 2021

Bye bye 2020, le futur est à nous !

Vestiges de soudure, janv. 2021
Ça, c'est un des derniers couchers de soleil de l'année 2020, quand on profite des éclaircies entre les grains pour faire avancer les travaux en cours. Les voisins de mouillage sont toujours prêts à proposer leurs compétences variées, par exemple pour changer la partie rouillée du bordé (merci Benoît d'Adventure et Jules de Vénus II), et permettre ainsi au pont de Nimic de retrouver sa fraîcheur. Merci à eux tous !

Vestiges de papillons, janv. 2021
Pour encourager la sortie de l'année 2020, j'ai pu visiter le village forestier de Cacao, à une cinquantaine de kilomètres au Sud de Cayenne. C'est toute une colonie d'immigrants indochinois des années 1970 qui s'est vu attribuer par la France l'usufruit d'une ancienne exploitation de cacaotiers, où ils ont acclimaté des espèces apportées avec eux. Les Hmongs fournissent maintenant l'essentiel de la production maraîchères en Guyane, à base d'essences exotiques toutes plus délicieuses les unes que les autres. Sur les vestiges de la colonisation, c'est donc une expérience de mixité réussie. Du coup, Cacao est une des destinations préférées des touristes, et on y trouve même un musée de la Guyane, qu'un animateur passionné enrichit de trouvailles exceptionnelles, dépouilles de vie animale, vestiges de vies de bagnards ou des peuples autochtones.
Vestiges d'amérindiens, janv. 2021
Vestiges de bagnards, janv. 2021

Au fil des heures, mon safari photo perso rapporte des trouvailles que je vous livre en vrac :
...guêpe maçonne en charroi des matériaux de son prochain nid
Guêpe maçonne, janv. 2021
...aigrette à la poursuite de son prochain repas
Aigrette en chasse, janv. 2021
...ou poisson échappé à son prédateur naturel ;)
Poisson chassé, janv. 2021

Tout ça nous a fait entrer en douceur dans l'année 2021, en compagnies des équipages de Métisse et d'Opik, et, outre ceux déjà cités, avec l'amitié d'Obéron, Kerjadenn, Jocéba, Le Syrah, Océanite, Calysé, Nomade, Ti-Flod, Calogne et Marie-José, sans oublier Maurin, arbitre local ;) et toute la petite famille d'Anahita.
Que les projets aboutissent donc en 2021, en Guyane ou ailleurs dans le monde !
Front de mer à Cayenne, janv. 2021
Vestige de 2020, janv. 2021

mardi 15 décembre 2020

La traversée de Nimic II racontée aux garçons

La traversée de Nimic II, couverture, déc. 2020
Voilà le journal de bord de la récente traversée de Nimic II de Las Palmas à Cayenne. A découvrir en format Kindle, c'est le moyen le plus efficace que j'ai trouvé pour vous faire découvrir mes photos associées au compte-rendu.
Quoi ? Vous ne connaissez pas encore Agathe Daum-Briac...? Une énigme que les joueurs de Scrabble parmi vous résoudront facilement ;)

Cliquez ici pour La traversée de Nimic II racontée aux garçons

Maintenant également en livre broché avec photos couleur... C'est un peu cher, mais dites-vous que le produit de votre achat papier couvre à peine une demi-journée de marina pour Nimic II... Merci d'avance !

Vos commentaires seront vivement appréciés :) Et si l'un de vous sait comment trouver un éditeur pour diffuser 131 pages de journal de bord contenant autant d'images en couleur que de texte, je suis preneuse.

samedi 28 novembre 2020

Arrivée à Cayenne

Lever de soleil à Degrad des Cannes, nov. 2020
On est arrivé ! Des nouvelles plus détaillées très bientôt, pour l'instant je me repose et je prends mes marques :)
Bisous à tous, et merci pour vos soutiens !

mercredi 28 octobre 2020

Ceci n'est pas une pipe...

Hydrolienne prête à fonctionner, oct. 2020
Hydrolienne repositionnée, oct. 2020
...c'est juste la bonne et due forme de l'hydrolienne nouvelle mouture, après changement de sa turbine et remontage avec le soutien et l'aide de Barbara et Philippe de Metta Maddava.

Ceci n'est pas un adieu. C'est juste l'annonce que Nimic II aura quitté Las Palmas, son port et sa marina, dans les prochains jours. Si tout se passe bien, on continuera jusqu'à plus loin... Je vous embrasse !
Marina de Las Palmas, oct. 2020
Chenal de Las Palmas, oct. 2020

dimanche 25 octobre 2020

Lamanage ou laminage ?

Astérix et Obélix à Las Palmas, oct. 2020
Petits, mais costauds...! C'est manifestement la devise de la flottille de remorqueurs qui dessert les mouvements portuaires. Ils sont de service par tous les temps, dans toutes les positions, s'arcboutant pour faire rentrer un mastodonte dans sa place le long du quai, ou au contraire pour en extirper un autre avant un nouveau périple en haute mer.
Costaud en poussée, oct. 2020
Costauds en traction, oct. 2020
Mission accomplie pour les costauds, oct. 2020
On se dit que quelques usagers du port de plaisance - et peut-être même Nimic à l'occasion - pourraient trouver avantage à leurs services car nul n'est à l'abri d'une erreur funeste, fût-ce le plus fringant des hallberg-rassy nono.gif, fév. 2020
Trop costaud ou juste inconscient ? oct. 2020
Femme forte à la rescousse, oct. 2020

vendredi 23 octobre 2020

Paquet !

Des pièces pour l'hydrolienne, oct. 2020
Y'en avait marre d'attendre... Le paquet-cadeau est arrivé hier. Même si je ne l'ai su qu'aujourd'hui, c'était tout juste pour mon anniversaire !clapgirl.gif, fév. 2020
Il n'y a plus qu'à remonter tout ensemble et... vogue la galère !
Je vous tiens au courant !
Promenade pour patienter, oct. 2020

samedi 17 octobre 2020

Spectacle canarien

Spectacle permanent, oct. 2020
Spectacle en surplomb, oct. 2020
Le mouvement portuaire apporte chaque jour son lot de découvertes. Ainsi avais-je remarqué de haut il y a trois jours ce drôle de bateau rouge doté d'une proue surélevée et surdimensionnée par rapport à une immense plage arrière au ras de l'eau. J'en ai compris l'utilité hier. L'imposante plateforme pétrolière qui faisait le spectable à l'entrée du chenal était posée sur un bateau identique, quoique bleu celui-ci, en attente du bateau-citerne pour remplir ses réservoirs avant de reprendre la mer. Comment ces deux mastodontes arrivent à s'accoquiner est pourtant encore un mystère pour moi...
Spectacle énigmatique, oct. 2020

Sinon, la vie ici suit son cours. Les pères occupent les enfants au square.
Spectacle familial, oct. 2020
Les surfeurs occupent les rouleaux à la plage.
Spectacle balnéaire, oct. 2020
Les ficus occupent les rues comme ils ne le font pas de nos salons parisiens.
Spectacle horticole, oct. 2020

Et Nimic II occupe sa place au ponton en attendant le colis coincé dans le dédale des douanes canariennes...
Spectacle au ponton, oct. 2020

dimanche 27 septembre 2020

Néréepolis, ou la ville des sirènes

Les Atlantes étaient ici, mais pas les touristes ! sept. 2020
Ciudad del Mar, c'est l'accroche marketing des affiches consacrées à l'administration et au tourisme canariens. Elle est ici partout, la mer...
Dans la promesse de Bonanza des voraces ferries circulant à grande vitesse entre les Iles.
Promesse de richesse expresse entre les Iles, sept. 2020
A fleur de quai et de passerelle durant les grandes marées d'équinoxe.
Les grands coefficients à raz les quais du port, sept. 2020
Ponton en surplomb sur le podium inutilisé de l'ARC, pour cause de grande marée, sept. 2020
Par contre, ce qui manque ces jours-ci, c'est les touristes ohno.gif, fév. 2020 Les centres commerciaux sont vides. Les plages impeccablement entretenues toutes les nuits accueillent des habitants esseulés, désœuvrés, déboussolés, énergiques et ...sur le fil !
Pleine mer de vives eaux d'équinoxe, sept. 2020
Funambule en formation sur AlCaravaneras, sept. 2020
Poème marin en latence, sept. 2020
L'incongruité submerge le visiteur quand l'accès au flamboyant Musée de la Science et de la Technologie lui est interdit parce qu'il est devenu centre de dépistage Covid. Ou encore parce que le Grand Aquarium est resté fermé depuis maintenant six mois.
Musée de la Science et de la Technologie de Las Palmas, sept. 2020
C'est le même sentiment qui m'avait étreinte, en 1972, quand j'avais eu la chance de visiter les ruines de Persépolis : les indices d'une civilisation brillante et imprévoyante, foudroyée en pleine gloire, dont ne reste que des vestiges de puissance après le passage du cataclysme. Persépolis s'appelait en fait Takht-e Jamshid, 'le trône de Jamshid', du nom de l'empereur déchu par l'équipée d'Alexandre le Grand sur le monde connu, et dont l'histoire a effacé le nom.
Entre submersion marine et effondrement pandémique, quel cataclysme submergera d'abord les Canaries ? et le monde entier ?

samedi 19 septembre 2020

Elle s'appelle Rita

Non, ce n'est pas le nom de la tempête en formation qui se balade actuellement au large des Canaries en attendant de choisir une route dans l'Atlantique.
Prévision de tempêtes à cinq jours, sept. 2020
Pas non plus celui de la plateforme pétrolière croisée à notre (faux-)départ de Las Palmas, au mouillage en attente d'une hypothétique réaffectation quelque part dans le monde.
Elle s'appelle ENSCO-DS8, sept. 2020
Ou celui de la grande marée de 113 qui transforme la plage d'AlCaravaneras en pataugeoire familiale.
Grande marée sur AlCaravaneras, sept. 2020
Ni même celui de la couronne de la turbine de l'hydrogénérateur qui a claqué sous la pression de la corrosion de l'un de ses aimants.
Démontage de la turbine de l'hydro, sept. 2020
Aimant et couronne en bisebille, sept. 2020
Rien de tout ça. Comme l'on remarqué les plus attenti.f.ve.s d'entre vous, Nimic II est rentré à Las Palmas pour différentes raisons techniques en cours de résolution, et sa capitaine occupe son temps de stand-by. Rita est donc le nom d'un Dufour faisant partie de la flotte de charters à côté de nous au ponton, dont le skipper m'a demandé ce matin de l'accompagner dans une sortie de mise au point. Nous voilà rentré.e.s, et vous voilà rassuré.e.smat.gif, fév. 2020

Rita, la copine de Marta, sept. 2020

vendredi 11 septembre 2020

C'est parti...

...vers le soleil couchant ! Rendez-vous de l'autre côté de la grande mare :)
Soleil couchant à Las Canteras, sept. 2020
Et en attendant que la météo veuille bien correspondre à mes attentes, je suis allée me remettre entre les mains de Santa Ana de Gran Canaria ;)
Cathédrale Santa Ana de Gran Canaria, sept. 2020
Vieux quartier de Santa Ana à Las Palmas, sept. 2020
Santa Ana vue du front de mer, sept. 2020
Rouleaux de l'alizé à Las Palmas, sept. 2020
Et ça, c'est les pizzas destinées à améliorer l'ordinaire du bord pendant l'amarinage :)
Napolitana et Salami à emporter, sept. 2020

samedi 5 septembre 2020

Ami.e.s dé.confiné.e.s

Sandrine et Jean-Marie sur Topoïs, juil. 2020
Pierre, Martine et Mathilde sur Petite Ourse, juil. 2020
Ils seront quasiment tous repartis avant nous, nos compagnons de confinement, avec ou sans leurs bateaux. Les Français Topoïs, King of Alkinoos, Wapi, Petite Ourse et Flair. Les Allemands Avalon, Liberta et Lia. Les Polonais de Kaalmar et New Kate. Les Russes du White Arrow. L'Anglais Akouavi. Les Italiennes de Shining. Les Espagnols Alcatraz, Far Far Away, Wily Way et Acrobat I et II. On notera cependant que les nationalités associées aux bateaux par leurs équipages sont souvent distinctes de celles de leurs pavillons réels, l'évasion fiscale faisant rage dans le coin...
Il y a la madrilène débarquée aux Iles pour changer de vie en achetant un bateau, qui trouve le grand amour avec son vendeur passé au modèle supérieur : ils sont en train d'inventer la cohabitation à deux bateaux ! Il y a l'héritier franquiste, l'ermite palmiste et le noceur gay, chacun à sa manière significatif du melt-pot canarien. Ces Espagnols sont localement les sereins de l'affaire.
Carolina et Diego sur Acrobat, août 2020
Il y a le loup de mer british avec qui j'ai perdu le pari de l'ancienneté, qui vante le brexit tout en ignorant qui était Franco. Les baroudeurs allemands engoncés dans leur obligation de perfection, ou au contraire la balançant par- dessus bord. Le couple de filles admiratives de la baroudeuse française et résolues à l'émuler ;) Il y a enfin la nombreuse colonie d'exilés d'Europe de l'Est, charmants et apparemment dégagés de soucis financiers, bien qu'ils ne rechignent pas à arrondir leurs fins de mois sur les pontons.
Natasha , la coiffeuse de White Arrow, juil. 2020
Chris au mat d'Akouavi et Marek de New Kate au winch, juin 2020
Elena et Marcia de Shining, août  2020
Harold sur Avalon, août 2020
A tous ces déracinés de la mer navigant souvent en famille, le virus chinois a rendu l'incertitude du voyage encore plus prégnante et impossible à appréhender. Chacun à sa manière illustre l'adage attribué à Aristote : 'Il y a trois sortes d'humains : les vivants, les morts et ceux qui vont en mer.' Merci à tous pour leur amitié et leur soutien à l'occasion.
Eva, Lilou (et Dorian) de Flair, sept. 2020

mercredi 2 septembre 2020

Montagnes de la Grande Canarie

Cruz de Tejeda, le col est à 1560 mètres.
Cruz de Tejeda, sept. 2020, sept. 2020
Hier, je me suis enfin offert une excursion dans la montagne, avec un double trajet en bus vers Tejeda en passant par San Mateo. Mille cinq cents mètres de dénivelé en une-demi heure, bravo les chauffeurs ! San Mateo, sept. 2020
Le village de Tejeda et ses amers : Moriscos (1771m), Roque Bentaiga (1412m) et Roque Nublo (1819m). Les panneaux y célèbrent 'le plus beau village d'Espagne' nails.gif, fév. 2020
Roque Nublo à Tejeda, sept. 2020
Roque Bentaiga à Tejeda, sept. 2020
Moriscos à Tejeda, sept. 2020
En rentrant, j'ai retrouvé la grand-voile laissée à vérifier : changement des rivets de la têtière, remplacement de coulisseaux ou d'oeils de garcettes de ris, renouvellement des penons. Les voiliers ont admiré son état général (ouf...) ainsi que l'énergie que j'avais mise à la plier toute seule pour la faire entrer dans son sac clapgirl.gif, fév. 2020

dimanche 30 août 2020

Adios à Las Palmas de Gran Canaria ?


La ville, son architecture, ses quartiers traditionnels...
Envolées architecturales, août 2020
Le port et ses métiers de la mer...
Visiteurs du soir à l'entrée du port, août 2020
Les habitants accueillants et pleins d'énergie, touchés par la crise du tourisme... Ça pédale dans les hauteurs, août 2020
La côte aux mille détours...
Estran de La Isleta, août 2020
Comme j'ai eu l'occasion de découvrir les dédales du système de santé espagnol juste pour obtenir un dosage de contrôle de la thyroïde, je laisse à la perspicacité du lecteur (et en réponse aux commentaires) ce reliquat des examens complémentaires qu'il m'a légués en prime rolleyes.gif, fév. 2020
Trophées hospitaliers, août 2020
Et puisque les fichiers météos semblent bourgeonner de tempêtes tropicales en formation, ça sera difficile de faire slalomer un voilier au beau milieu... alors, pour l'instant Nimic est toujours en stand by...

dimanche 23 août 2020

Faire pleurer Margot ?

Masque à la marguerite, août 2020
Dépose des vieilles anodes, août 2020
Nouvelles anodes pour le gouvernail, août 2020
Nimic II levé au chantier de Las Palmas, août 2020
C'était prévu hier, le re-démarrage. Nimic était prêt : foc, enrouleur, taquets coinceurs de pied de mât, capote, peinture de pont, entretien du réchaud et, aussi, nouvelles anodes pour le safran du gouvernail. Et cargaison de masques pour les escales à venir. Le confinement et sa sortie ont été bien remplis. Alors, aux premières heures de l'aube on s'est mis en ordre de marche. Pour aller tester tout ça par un aller-retour vers l'île voisine, Fuerteventura. Juste à quarante degré des alizés de nord-est. Et, selon la météo, de quoi se faire cinquante milles au près tranquille le samedi, au largue forcissant le dimanche après une petit nuit au mouillage à l'abri de Morro Jable. On serait de retour dimanche soir, pour faire le point durant le coup de vent prévu. Avant de se lancer plus loin.
Turbine en marguerite, août 2020
C'était sans compter sur le moteur... Huit heures, procédure de mise en route : pas d'eau en échappement ohno.gif, fév. 2020 Pourtant on avait fait une manoeuvre sans problème deux jours avant vers le chantier pour la pose des anodes. J'ai tout arrêté. J'ai démonté. Malgré son temps d'usage minimum, deux cents heures environ, la turbine était en petits morceaux dans le circuit d'eau. Avec l'aide des voisins de pontons (merci à Metta Maddava) et en piochant dans les réserves du bord, c'est maintenant de retour à la normale avec un jet puissant et réconfortant. Aujourd'hui, j'élimine le stress résiduel, en attendant une nouvelle fenêtre favorable.
Faire exulter Margot sur la plage d'AlCaravaneras, août 2020
Faire de la voile, c'est passer quatre-vingt-pour-cent de son temps à régler des problèmes techniques. Et s'en faire une raison de vivre, with a little help of our friends. On effeuille la marguerite ?
Signature à la marguerite, août 2020

samedi 25 juillet 2020

Puerto Mogan et consorts

Les cocotiers au rapport, juil. 2020
Palmiers ou cocotiers ? juil. 2020
Quel choc ! Hier, alors que je préparais une photo de la rangée de palmiers qui agrémente la marina de Puerto Mogan, au Sud-Ouest de la Grande Canarie, j'ai constaté que ces arbres portaient... des noix de coco ! Ce matin j'ai écumé le web pour en savoir plus. Alors voilà : le cocotier est une des nombreuses sous-espèces du palmier, avec le bétel, l'açai, le dattier et autres arbres sub-tropicaux produisant des comestibles depuis longtemps exploités par l'homme. Et puisqu'il est difficile de les différencier autrement qu'à la saison de la fructification, les nombreux palmiers que je vous ai proposés jusqu'ici comprennent probablement de nombreux cocotiers, CQFD ;) En avoir, ou pas ?
Vive le soleil ! juil. 2020
Ça fait du bien, de dépasser ma zone de confort, ce coin de ponton où Nimic est suspendu depuis plus de quatre mois dans l’attente d’un déblocage de la situation sanitaire mondiale, imprévisible et improbable. Parmi les autres merveilles découvertes au cours de ma randonnée en bus vers le Sud de l'île... D'abord, le soleil ! Eh oui, depuis deux mois, il règne à Las Palmas un micro-climat paraît-il habituel de couverture nuageuse impénétrable accompagnée de vent quasi-constant de Nord, le tout assez désagréable parce que les températures s'élèvent rarement au-dessus de 23°C. Ce phénomène orographique disparaît après un quart d'heure de route vers le côté sous le vent de l'île, laissant régner un vibrant soleil accompagné de vents de mer qui entretiennent de joyeux rouleaux tout le long de la côte.
Autoroute del Sur, juil. 2020
Empilements touristiques, juil. 2020
Lapinières de Puerto Rico, juil. 2020
J'avais enfourché le bus à destination la plus lointaine. Je n'ai pas été déçue. La route déroule les falaises volcaniques de la Grande Canarie le long de l’océan. Les tunnels occultent la vue quand la roche envahit la côte. Les maisons à terrasses colorées s’agrippent aux pentes dans les villages. Sinon c’est le désert de cailloux lunaires. Avec palmiers, serres, centres commerciaux et cages à lapins. Sur les hauteurs, les palmiers sont étêtés par le vent. Forêt d’éoliennes entre les collines de pierre le long de l’autoroute. Ça tourne à grande vitesse. On entre dans la cambrousse après l'embranchement vers San Bartolomeo. Les marques d’arpentage sur les pentes signalent la préparation de nouveaux lotissements. Le tourisme a rapporté beaucoup jusqu’à maintenant, alors que le Covid met un coup de massue sur les profits. Je dois être la seule étrangère dans ce bus, et je profite du privilège de visiter l'île quasiment en exclusivité. Je laisse mon carnet pour prendre mon appareil photo.
Plage de Puerto Mogan, juil. 2020
Marina de Puerto Mogan, juil. 2020
Hôtel de Puerto Mogan, juil. 2020
Vieux quartier de Puerto Mogan, juil. 2020
Les pieds dans le sable, juil. 2020
Plage de Mas Palomas, juil. 2020
Dix-huit heures trente, retour dans le bus, depuis Playa del Ingles. J’avais fait à pied la plage de MasPalomas, sur cinq kilomètres. J’en avais besoin, marcher, sentir le soleil sur la peau, et le sable glisser dans l’eau entre les orteils. Et du coup, j’ai compris pourquoi ‘la plage aux Anglais’. On y voit des hordes de mecs tout nus avec les roubignolles arrachées par les coups de soleil. Je vous en aurais montrées de belles si mon téléphone ne s’était pas retrouvé à sec de batterie juste avant.
En attendant le bus du retour, j’ai aussi eu droit à une scène de rue à l’espagnole. Une dame d’âge avancé invectivait son mari en prenant à partie les autres dames assises à l’arrêt. Je n’en comprenais heureusement pas le détail, mais j’aurais pu relever ses allusions aux cojones du susdit et lui conseiller d’aller en chercher d’autres sur la plage !
En avoir ou pas ? juil. 2020

mardi 14 juillet 2020

Palmiers

Palmier à Peniche, mai. 2019
Palmier à Seixal, juin 2019
Palmier à Porto Santo, oct. 2019
Palmier à la Graciosa, nov. 2019
Palmier d'Arrecife, janv. 2020
Palmiers à Gran Tarajal, mars 2020
Depuis le Portugal jusqu'ici, leur ville éponyme, le périple de Nimic II est balisé de ces arbres vernissés dont les grands bras cliquettent dans le vent et étincellent au soleil. Les plus attentifs en reconnaîtront certains déjà montrés au fil des escales. A chaque fois un choc esthétique, dont ce post fait galerie avant qu'on en quitte le berceau.
Palmier au crabe, mars. 2020
Palmier au parterre, avr. 2020
Palmier à la grille, avr. 2020
Palmier à la plage, mai 2020
Palmier en montée, juin 2020
Palmier au port, juin 2020
Palmier à la tour, juin 2020
Palmier à la ville, juin 2020
Palmier à la rue, juil. 2020
Palmier à l'ancre, juil. 2020
La Ilesta de Las Palmas, juil. 2020
Eh quoi, c'est pas un palmier, ça ? C'est pourtant ce qui pousse sur les hauteurs de Las Palmas LolLolLolLol.gif, fév. 2020

mercredi 1 juillet 2020

Arts de la plage

Musicien de plage, mai 2020
Trois mois de confinement, ça fait long. Heureusement on en a profité pour découvrir la magnifique plage de Las Canteras, où les surfeurs s'en donnent à coeur joie à l'abri d'un petit récif volcanique, et les promeneurs s'attardent jusqu'au coucher du soleil.
Surfeurs à Las Canteras, juin 2020
Art de la photo à Las Canteras, juin 2020
Art de la flanerie, juin 2020
On a collectionné quelques graphs de circonstance.
On plonge ? juin 2020
Plage sous-marine, juin 2020
Animaux de plage, juin 2020
Ces derniers jours, on s'est aussi attaché à peindre le pont couleur sable, et à préparer le mouillage en prévision de nos prochains atterrissages sur de vraies plages. Et en attendant, c'est la kalima qui trace les pieds sur le grip du pont.
Plage arrière, juin 2020
Engin de plage, juin 2020
Préparatifs de mouillage, juin 2020
Kalima sur la plage avant, juin 2020
Ah, et les projets, alors ? L'ARC, rallye transatlantique pour voileux accompagnés, est confirmé aujourd'hui. Nimic II aura donc quitté Las Palmas le 1er septembre, c'est une certitude.
Las Palmas, dernière escale ? juin 2020

vendredi 19 juin 2020

Street art

Entrée de parking, Las Palmas, avril 2020
Bon Pasteur à Las Palmas, mai 2020
Le graph ne mord pas à Las Palmas, mai 2020
Las Palmas, juin 2020
Profanation sur incitation, Las Palmas, juin 2020 Officiel, religieux, folklorique, contestataire ou carrément trash, il est partout, l'art de la rue aux Canaries. Bon, d'accord, ça fait un bout de temps que je n'ai pas posté, pas vraiment le moral. Voici quand même une présentation de graphs étiquetés au cours de mes balades en ville.

Friche à Arrecife, février 2020
Art sportif à Arrecife, février 2020
Front de mer à Gran Tarajal, mars 2020
Collège à Las Palmas, pile, juin 2020
Collège à Las Palmas, face, juin 2020
Profondeur de champ, Las Palmas, juin 2020
Fille au foot, Las Palmas, juin 2020
Energie de la gamine qui vient de faire voler le ballon dans les plumes de son frère, sous les regards affichés des vedettes locales.

Entrée des escaleras, Las Palmas, juin 2020
Oratoire à Saint Lazare, Las Palmas, juin 2020
Guetteur au détour, Las Palmas, juin 2020
Commère de service, Las Palmas, juin 2020
Bidonville de crète, Las Palmas, juin 2020
Patiente attente du guetteur au détour des escaliers au flanc de la montagne. Mur du bidonville posé en équilibre sur l'arête de cette montagne.

Vers le supermarché, I, Las Palmas, juin 2020
Vers le supermarché, II, Las Palmas, juin 2020
Le grapheur est fatigué, Las Palmas, juin 2020
Autoportrait du grapheur signé sur le mur du supermarché.
La prochaine fois, ce sera beach art tapright.gif, fév. 2020

samedi 9 mai 2020

Déconfinement, première !

Palmitos au taquet, mai 2020
Confinés de prestige, mai 2020
Palmitos au bassin, mai 2020
Palmitas à l'exercice, mai 2020
Palmitas à l'entraînement de natation, mai 2020
Ça a commencé il y a deux semaines par une permission de promenade pour les gamins espagnols, interdits de sorties depuis deux mois...! Chaque semaine apporte maintenant son lot de petites mesures de libération. Hier soir, j'ai constaté que les Canariens usent avec enthousiasme de leur droit à faire du sport à partir de 20h, ce qui embellit encore les couchers de soleil autour du port de commerce ;)
Dans l'intervalle, Nimic n'a pas été laissé à l'abandon, puisque les équipes du voilier local ont bravé le confinement pour nous équiper d'un nouvel enrouleur pour le nouveau génois. Merci à eux Dépose du vieil enrouleur Sarma, mai 2020
Préparation de l'enrouleur Harken, mai 2020
Gréage du nouvel enrouleur, mai 2020
Lolo et Octavio, d'Alisios Sailing Center, mai 2020
Nouveau génois au sortir d'atelier, mai 2020
Endraillage du nouveau foc, mai 2020
Et voilà le résultat ! mai 2020
Pour fêter ça, je me suis offert une nouvelle coupe de cheveux, aux bons soins d'une voisine de ponton, moscovite confinée mais pas malheureuse non plus ;)

jeudi 16 avril 2020

Confinement, deuxième !

Costa Fabolosa en quarantaine, avr. 2020
Le monstre est dans la place. Comme ça, de loin, l'air de rien. Il s'appelle Costa Fabolosa... Dans le genre catastrophe, ça vous rappelle quelque chose ? Celle-ci est benoîtement mouillée depuis hier juste à la jonction entre le chenal commercial et le chenal du port de plaisance. Tout un ballet de remorqueurs, vedettes sanitaires et autre police portuaire l'entoure. C'est qu'on est parti de Saint Barth il y a juste une semaine, plein à craquer de milliers de touristes coincés par le confinement, et refusés localement parce que certains déjà contaminés. La patate chaude est donc retournée sur sa route chercher en Europe un port de quarantaine. C'est ici, à Las Palmas de Gran Canaria, qu'échoit le redoutable privilège de gérer cette bombe biologique. Durant la nuit, un transbordement sanitaire a été opéré directement sur le môle d'accueil du port de plaisance, avec ambulances, sirènes et combinaisons anti-bactériologiques comme dans X-Files. Je n'ose imaginer l'ambiance à bord. Déjà que pour rien au monde je n'aurais mis le pied sur une baille de ce calibre ! Bon, en France aussi, j'ai ouï dire qu'on était tout à fait capable de créer des catastrophes, genre Charles de Gaulle

Lever de confinement, avr. 2020
Hôpital de confinement, avr. 2020
Parking de confinement, avr. 2020
Sinon, on attend sans trop d'espoir la délivrance. Mes amis de Kaboul me disent qu'eux aussi sont confinés en télétravail, et on pourrait presque penser que c'est une amélioration de leur situation. Ici, on a le meilleur climat de toute l'Europe et le prix de marina le moins cher, l'hôpital est juste en face et en plus, on est au calme... on ne va tout de même pas se plaindre ?
Au moins on a un grand timonier qui tient fermement le guidon...
Grand timonier, Kaboul 2007

- page 1 de 17