samedi 25 juillet 2020

Puerto Mogan et consorts

Les cocotiers au rapport, juil. 2020
Palmiers ou cocotiers ? juil. 2020
Quel choc ! Hier, alors que je préparais une photo de la rangée de palmiers qui agrémente la marina de Puerto Mogan, au Sud-Ouest de la Grande Canarie, j'ai constaté que ces arbres portaient... des noix de coco ! Ce matin j'ai écumé le web pour en savoir plus. Alors voilà : le cocotier est une des nombreuses sous-espèces du palmier, avec le bétel, l'açai, le dattier et autres arbres sub-tropicaux produisant des comestibles depuis longtemps exploités par l'homme. Et puisqu'il est difficile de les différencier autrement qu'à la saison de la fructification, les nombreux palmiers que je vous ai proposés jusqu'ici comprennent probablement de nombreux cocotiers, CQFD ;) En avoir, ou pas ?
Vive le soleil ! juil. 2020
Ça fait du bien, de dépasser ma zone de confort, ce coin de ponton où Nimic est suspendu depuis plus de quatre mois dans l’attente d’un déblocage de la situation sanitaire mondiale, imprévisible et improbable. Parmi les autres merveilles découvertes au cours de ma randonnée en bus vers le Sud de l'île... D'abord, le soleil ! Eh oui, depuis deux mois, il règne à Las Palmas un micro-climat paraît-il habituel de couverture nuageuse impénétrable accompagnée de vent quasi-constant de Nord, le tout assez désagréable parce que les températures s'élèvent rarement au-dessus de 23°C. Ce phénomène orographique disparaît après un quart d'heure de route vers le côté sous le vent de l'île, laissant régner un vibrant soleil accompagné de vents de mer qui entretiennent de joyeux rouleaux tout le long de la côte.
Autoroute del Sur, juil. 2020
Empilements touristiques, juil. 2020
Lapinières de Puerto Rico, juil. 2020
J'avais enfourché le bus à destination la plus lointaine. Je n'ai pas été déçue. La route déroule les falaises volcaniques de la Grande Canarie le long de l’océan. Les tunnels occultent la vue quand la roche envahit la côte. Les maisons à terrasses colorées s’agrippent aux pentes dans les villages. Sinon c’est le désert de cailloux lunaires. Avec palmiers, serres, centres commerciaux et cages à lapins. Sur les hauteurs, les palmiers sont étêtés par le vent. Forêt d’éoliennes entre les collines de pierre le long de l’autoroute. Ça tourne à grande vitesse. On entre dans la cambrousse après l'embranchement vers San Bartolomeo. Les marques d’arpentage sur les pentes signalent la préparation de nouveaux lotissements. Le tourisme a rapporté beaucoup jusqu’à maintenant, alors que le Covid met un coup de massue sur les profits. Je dois être la seule étrangère dans ce bus, et je profite du privilège de visiter l'île quasiment en exclusivité. Je laisse mon carnet pour prendre mon appareil photo.
Plage de Puerto Mogan, juil. 2020
Marina de Puerto Mogan, juil. 2020
Hôtel de Puerto Mogan, juil. 2020
Vieux quartier de Puerto Mogan, juil. 2020
Les pieds dans le sable, juil. 2020
Plage de Mas Palomas, juil. 2020
Dix-huit heures trente, retour dans le bus, depuis Playa del Ingles. J’avais fait à pied la plage de MasPalomas, sur cinq kilomètres. J’en avais besoin, marcher, sentir le soleil sur la peau, et le sable glisser dans l’eau entre les orteils. Et du coup, j’ai compris pourquoi ‘la plage aux Anglais’. On y voit des hordes de mecs tout nus avec les roubignolles arrachées par les coups de soleil. Je vous en aurais montrées de belles si mon téléphone ne s’était pas retrouvé à sec de batterie juste avant.
En attendant le bus du retour, j’ai aussi eu droit à une scène de rue à l’espagnole. Une dame d’âge avancé invectivait son mari en prenant à partie les autres dames assises à l’arrêt. Je n’en comprenais heureusement pas le détail, mais j’aurais pu relever ses allusions aux cojones du susdit et lui conseiller d’aller en chercher d’autres sur la plage !
En avoir ou pas ? juil. 2020

mardi 14 juillet 2020

Palmiers

Palmier à Peniche, mai. 2019
Palmier à Seixal, juin 2019
Palmier à Porto Santo, oct. 2019
Palmier à la Graciosa, nov. 2019
Palmier d'Arrecife, janv. 2020
Palmiers à Gran Tarajal, mars 2020
Depuis le Portugal jusqu'ici, leur ville éponyme, le périple de Nimic II est balisé de ces arbres vernissés dont les grands bras cliquettent dans le vent et étincellent au soleil. Les plus attentifs en reconnaîtront certains déjà montrés au fil des escales. A chaque fois un choc esthétique, dont ce post fait galerie avant qu'on en quitte le berceau.
Palmier au crabe, mars. 2020
Palmier au parterre, avr. 2020
Palmier à la grille, avr. 2020
Palmier à la plage, mai 2020
Palmier en montée, juin 2020
Palmier au port, juin 2020
Palmier à la tour, juin 2020
Palmier à la ville, juin 2020
Palmier à la rue, juil. 2020
Palmier à l'ancre, juil. 2020
La Ilesta de Las Palmas, juil. 2020
Eh quoi, c'est pas un palmier, ça ? C'est pourtant ce qui pousse sur les hauteurs de Las Palmas LolLolLolLol.gif, fév. 2020

mercredi 1 juillet 2020

Arts de la plage

Musicien de plage, mai 2020
Trois mois de confinement, ça fait long. Heureusement on en a profité pour découvrir la magnifique plage de Las Canteras, où les surfeurs s'en donnent à coeur joie à l'abri d'un petit récif volcanique, et les promeneurs s'attardent jusqu'au coucher du soleil.
Surfeurs à Las Canteras, juin 2020
Art de la photo à Las Canteras, juin 2020
Art de la flanerie, juin 2020
On a collectionné quelques graphs de circonstance.
On plonge ? juin 2020
Plage sous-marine, juin 2020
Animaux de plage, juin 2020
Ces derniers jours, on s'est aussi attaché à peindre le pont couleur sable, et à préparer le mouillage en prévision de nos prochains atterrissages sur de vraies plages. Et en attendant, c'est la kalima qui trace les pieds sur le grip du pont.
Plage arrière, juin 2020
Engin de plage, juin 2020
Préparatifs de mouillage, juin 2020
Kalima sur la plage avant, juin 2020
Ah, et les projets, alors ? L'ARC, rallye transatlantique pour voileux accompagnés, est confirmé aujourd'hui. Nimic II aura donc quitté Las Palmas le 1er septembre, c'est une certitude.
Las Palmas, dernière escale ? juin 2020

vendredi 19 juin 2020

Street art

Entrée de parking, Las Palmas, avril 2020
Bon Pasteur à Las Palmas, mai 2020
Le graph ne mord pas à Las Palmas, mai 2020
Las Palmas, juin 2020
Profanation sur incitation, Las Palmas, juin 2020 Officiel, religieux, folklorique, contestataire ou carrément trash, il est partout, l'art de la rue aux Canaries. Bon, d'accord, ça fait un bout de temps que je n'ai pas posté, pas vraiment le moral. Voici quand même une présentation de graphs étiquetés au cours de mes balades en ville.

Friche à Arrecife, février 2020
Art sportif à Arrecife, février 2020
Front de mer à Gran Tarajal, mars 2020
Collège à Las Palmas, pile, juin 2020
Collège à Las Palmas, face, juin 2020
Profondeur de champ, Las Palmas, juin 2020
Fille au foot, Las Palmas, juin 2020
Energie de la gamine qui vient de faire voler le ballon dans les plumes de son frère, sous les regards affichés des vedettes locales.

Entrée des escaleras, Las Palmas, juin 2020
Oratoire à Saint Lazare, Las Palmas, juin 2020
Guetteur au détour, Las Palmas, juin 2020
Commère de service, Las Palmas, juin 2020
Bidonville de crète, Las Palmas, juin 2020
Patiente attente du guetteur au détour des escaliers au flanc de la montagne. Mur du bidonville posé en équilibre sur l'arête de cette montagne.

Vers le supermarché, I, Las Palmas, juin 2020
Vers le supermarché, II, Las Palmas, juin 2020
Le grapheur est fatigué, Las Palmas, juin 2020
Autoportrait du grapheur signé sur le mur du supermarché.
La prochaine fois, ce sera beach art tapright.gif, fév. 2020

samedi 9 mai 2020

Déconfinement, première !

Palmitos au taquet, mai 2020
Confinés de prestige, mai 2020
Palmitos au bassin, mai 2020
Palmitas à l'exercice, mai 2020
Palmitas à l'entraînement de natation, mai 2020
Ça a commencé il y a deux semaines par une permission de promenade pour les gamins espagnols, interdits de sorties depuis deux mois...! Chaque semaine apporte maintenant son lot de petites mesures de libération. Hier soir, j'ai constaté que les Canariens usent avec enthousiasme de leur droit à faire du sport à partir de 20h, ce qui embellit encore les couchers de soleil autour du port de commerce ;)
Dans l'intervalle, Nimic n'a pas été laissé à l'abandon, puisque les équipes du voilier local ont bravé le confinement pour nous équiper d'un nouvel enrouleur pour le nouveau génois. Merci à eux Dépose du vieil enrouleur Sarma, mai 2020
Préparation de l'enrouleur Harken, mai 2020
Gréage du nouvel enrouleur, mai 2020
Lolo et Octavio, d'Alisios Sailing Center, mai 2020
Nouveau génois au sortir d'atelier, mai 2020
Endraillage du nouveau foc, mai 2020
Et voilà le résultat ! mai 2020
Pour fêter ça, je me suis offert une nouvelle coupe de cheveux, aux bons soins d'une voisine de ponton, moscovite confinée mais pas malheureuse non plus ;)

jeudi 16 avril 2020

Confinement, deuxième !

Costa Fabolosa en quarantaine, avr. 2020
Le monstre est dans la place. Comme ça, de loin, l'air de rien. Il s'appelle Costa Fabolosa... Dans le genre catastrophe, ça vous rappelle quelque chose ? Celle-ci est benoîtement mouillée depuis hier juste à la jonction entre le chenal commercial et le chenal du port de plaisance. Tout un ballet de remorqueurs, vedettes sanitaires et autre police portuaire l'entoure. C'est qu'on est parti de Saint Barth il y a juste une semaine, plein à craquer de milliers de touristes coincés par le confinement, et refusés localement parce que certains déjà contaminés. La patate chaude est donc retournée sur sa route chercher en Europe un port de quarantaine. C'est ici, à Las Palmas de Gran Canaria, qu'échoit le redoutable privilège de gérer cette bombe biologique. Durant la nuit, un transbordement sanitaire a été opéré directement sur le môle d'accueil du port de plaisance, avec ambulances, sirènes et combinaisons anti-bactériologiques comme dans X-Files. Je n'ose imaginer l'ambiance à bord. Déjà que pour rien au monde je n'aurais mis le pied sur une baille de ce calibre ! Bon, en France aussi, j'ai ouï dire qu'on était tout à fait capable de créer des catastrophes, genre Charles de Gaulle

Lever de confinement, avr. 2020
Hôpital de confinement, avr. 2020
Parking de confinement, avr. 2020
Sinon, on attend sans trop d'espoir la délivrance. Mes amis de Kaboul me disent qu'eux aussi sont confinés en télétravail, et on pourrait presque penser que c'est une amélioration de leur situation. Ici, on a le meilleur climat de toute l'Europe et le prix de marina le moins cher, l'hôpital est juste en face et en plus, on est au calme... on ne va tout de même pas se plaindre ?
Au moins on a un grand timonier qui tient fermement le guidon...
Grand timonier, Kaboul 2007

samedi 28 mars 2020

Confinement, première !

Plage d'Alcaravaneras en confinement, mar. 2020
C'est de ce mouillage qu'on observait la vie locale il y a trois semaines. Mais le 12 mars, à l'injonction de la Capitainerie, Nimic II a migré vers la marina parce qu'au 15 mars comme chaque saison estivale, la plage et son plan d'eau devaient être rendus à l'usage exclusif des baigneurs. On voit le résultat aujourd'hui. La marina est fermée, en entrée comme en sortie. La plage est interdite et donc déserte. Le mouillage est plein de bateaux confinés mais interdits d'appontage. Et Nimic est confiné dans la marina, derrière les grilles sur la droite ; ça pourrait être pire !
Passage en revue... mar. 2020
...d'Alcatraz à Acrobat... mar. 2020
...ou même équilibriste..., mar. 2020
...en passant par  Wily Way..., mar. 2020
Police de confinement devant Nimic II, mar. 2020
Après passage en revue complet du ponton, la grande aigrette s'est mise en vigie devant Nimic. Les artisans locaux s'affairent pour les travaux en cours. On notera leur usage sans concession des attributs du travailleur confiné, masque et gants.
Inspection de la mâture, mar. 2020
Alisios Sails en confinement, mar. 2020
Hiperdino en confinement, mar. 2020
Gouvernorat en confinement, mar. 2020
Ailleurs dans la ville, tout est à l'avenant. Files de clients qui entrent au compte-goutte au supermarché, livreurs en surchauffe. Paquebots en quarantaine avec leurs cargaisons de touristes interdits d'escale. Reporters en quête de photos de circonstance. Je ne fais pas exception
Reporter de confinement à l'affut, mar. 2020
Paquebot en confinement, mar. 2020
A plus tard, pour un autre post de confinement, puisque ça va durer...

samedi 14 mars 2020

Anniversaire

Hiver aux Canaries, mar. 2020
Palmiers éponymes
Un an ! Un an qu'on est parti, Nimic II et moi. Un an de (courtes) navigations - deux semaines au total, de (longues) attentes en avaries (1), de (jolies) découvertes d'escales (2), de (belles) rencontres de mouillage ou de ponton (3), qu'on retrouve au fil des escales. Une révolution humaine et solaire. Le monde a tourné, de la crise des gilets jaunes à celle du coronavirus. J'ai changé. Au point que mon dernier appontement en solo fut un succès d'estime (d'accord il n'y avait pas de vent...), et que j'ai pu jouer au grand seigneur quand c'est notre voisin de ponton qui nous a accrochés à son retour de balade hier.
L'école de voile joue au tas ;) mar. 2020
Nimic et moi, on s'entend bien. Je me suis coulée avec plaisir dans les options prises par son créateur. J'en ai adapté quelques-unes aux évolutions contemporaines. Moins d'énergie thermique, plus d'énergie renouvelable. Un système de pilotage modernisé. Et renouvellement de fonctions essentielles dès que possible, comme aujourd'hui le grand foc qui a déclaré forfait à la dernière demande de réparation. Tout cela a largement monopolisé mes ressources financières et affectives, ainsi que celles de mon entourage familier. Merci Hugues, Mapie, Amadour, Pierre-Loup, Nicolas, Carine, J-J de L'Annexe et Roger de Goulefine. Merci aux fournisseurs et partenaires techniques qui ont patiemment attendu d'être rétribués pour leur soutien, leur compétence et leurs produits (4). Merci aussi à tous les amis qui suivent l'avancée de notre périple.
Au mouillage d'Alcaravaneras, mar. 2020
Sans vous tous, Nimic II ne serait pas aujourd'hui à Las Palmas de Gran Canaria. Même si l'objectif au départ était d'atteindre l'Amérique centrale en moins d'un an C'est ça, la voile. Comme disent les anciens, la meilleure façon de naviguer en sécurité, c'est de ne pas se presser. Je suis heureuse à bord et l'aventure continue. Je vous embrasse, merci !
tchin.gif, fév. 2020
Nouveau piètement de l'hydro, mar. 2020
Mise à niveau du GPS, mar. 2020
(1) Avaries plus ou moins importantes : piètement de l'hydrogénérateur ; déchirure de l'annexe ; tube de l'écubier ; invasion de rat d'où coupures de fils pour un traceur, un moniteur de batterie, l'AIS ; déchirures de foc ; brûleur du réchaud. Et toutes les petites bricoles qu'on répare à la volée... Grande Canarie en carte murale, mar. 2020
(2) Baiona, Espagne ; Peniche, Cascais, Seixal et Amora, Portugal ; Porto Santo pour Madère ; La Graciosa et Arrecife à Lanzarote ; Punta del Bajo et Gran Tarajal, pour Fuerteventura ; Las Palmas de Gran Canaria. Signatures de voileux, mar. 2020
(3) Avant ou depuis le départ : Eric d'Octopussy ; Philippe de Natoïka ; Emilie de Ticia ; Neil et Trish de Falcon ; Stéphanie et Alain de Manua ; Valérie de "Femmes en bateau" ; Antoine et Marion d'Aukena ; Pieter et Etienne de SeaWalk ; Klara et Bernard de Flekkeroy ; Tim de China Blue ; Jean-Marc de Begavel ; Carlita et Mark de Mika ; André de Purusa ; Ellie de TaïMoChan ; Auguste de Mira ; Henri et Rémy de Philothée ; Peter et Larry de Supertramp ; Marie et John de Iolanthe III ; Hamish de Tokomaru Bay ; Dominique et Bernard de Romico ; Alex d'Andersine ; Suzanna et Ralph de Sindbad ; Thor et Thormund de Hygge ; Pierre-Etienne de Garnade ; John de Barnacle C ; Yann, Fred et enfants de Bulle ; Alain et Hélène de Serenity ; Emma, Max et enfants de Mouspic ; Roland et Judine de Samarcande ; Veunez, Agnes et enfants de Pilou Panez ; Martin de Hein (RIP); Marco de Siberati ; Valérie et Hervé de Tudo Bem ; Rob et Pauline de Saviour ; Jean-Claude et Monique de Phebus ; Catherine et Cyril d'Idefix ; Nathalie et Hubert de Perfect Day ; Philippe de Filaos ; Wendy et Théo de Petit Homme ; Tony d'Elizabethan Lady ; Patrice et Rachel de Pilimili ; Romain, Lulu et Lissandre de Belle Lurette ; Philippe de Harpo ; Y, X et enfants d'Orange Bleue ; Peter et Aideen de Petima ; Steven et Thibault de Mirrakel et Moya ; Joso de Darquis ; Josè d'Allegra ; Rémi de Deneb et Luc d'Enez ; Daniel de Red Pearl ; Katja et Mats de Mahalla ; Sabine et Norbert d'Altimate ; Jean-Marie et Sandrine de Topoïs. J'en oublie sûrement. Mais je n'oublie pas Fiflou, retrouvé partout sur Chamane comme sur Kairos.
Lever de soleil sur le port de Las Palmas (4) Port de l'Herbaudière, Voilerie Burgaud, Voilerie Simonin, Save Marine, Composites Service, Grondin Marine Service, Chantier Vendéen, Tagus Yacht Center et maintenant Alisios Sails.

vendredi 6 mars 2020

Captain's view

Punta del Bajo
Contrepoint au précédent post, j'ai récupéré mes photos de notre route d'Arrecife à Las Palmas avec équipage en formation. Mouillage forain pour la nuit à Punta del Bajo, après avoir atteint la côte de Fuerteventura. Le temps est splendide mais l'amarinage fragile. Pascal en figure de poupe
Fabi en récupération
Point de vue des amoureux
Arrivée à Gran Tarajal
A Gran Tarajal, on est allé à la chasse au brûleur, sur les bateaux voisins ou chez les artisans du coin... bernique !
Nimic à Gran Tarajal
Pêcheurs au départ à Gran Tarajal
En redescendant d'Alta Vista
Plage de Gran Tarajal
On en sera réduit à chercher la solution aux avaries du moment dans les boutiques de Las Palmas, sur la Grande Canarie, après une navigation un peu plus musclée.
Courageuse Fabi
Aventureux Pascal
Les douaniers ne se sont pas fait attendre pour nous accueillir Il semble même que l'opération de contrôle ait donné lieu à un cours de formation sur le tas... Ils savaient sans doute trouver sur Nimic II
...des caramels au beurre salé
On n'est pas tout seul...

mercredi 4 mars 2020

Crew's eye

Point de vue de Fabi
Point de vue de Pascal
Nous sommes en route. On avait largué les amarres de la marina d'Arrecife en pensant aller un demi-mille plus loin pour mouiller dans le vieux port et régler quelques questions d'intendance. Et une fois en mer, elle était si belle qu'on s'était dit qu'il était dommage de retarder encore notre départ. Alors voilà. Un tout petit alizé de nord-est nous propulse vers le sud de Lanzarote. Nous comptons nous rendre directement à Fuerteventura. Fabi tente de surmonter son mal de mer, je reste connectée à mon téléphone, et Pascal joue au reporter photo. Comme je me rendrai compte à l'escale de Punta del Bajo que je ne peux plus transférer mes photos, ce post sera le point de vue de l'équipage jusqu'à Las Palmas de Gran Canaria.
Fabi en figure de proue
Rien à signaler ;)
Il a bien fallu s'occuper du boîtier de commande du guindeau...
Testeurs de commande
...et prendre la barre pour suppléer à la défaillance du GPS ! Ca forcit !
Tous comptes faits, après une nuit foraine à Punta del Bajo, trois nuits entre amis à la marina de Gran Tarajal, de la mer pour les demoiselles comme pour les vieux loups de mer, des avaries aussi bien que de grands moments d'enthousiasme, voilà une nouvelle semaine bien remplie pour Nimic II et un équipage maintenant soudé !
Point de vue des randonneurs
Point de vue de l'artiste

mercredi 26 février 2020

Carnaval

 fév. 2020
On défile, on danse, on s'amuse en famille, et tout le monde prend tout le monde en photo. C'est le carnaval ;)
fév. 2020
fév. 2020
fév. 2020
fév. 2020
fév. 2020
fév. 2020
fév. 2020
On espère que Goulefine en aura gardé le meilleur souvenir mat.gif, fév. 2020
Goulefine au départ d'Arrecife, fév. 2020

dimanche 23 février 2020

Puzzle

Pièces à assembler, fév. 2020
Rebuts et outillage, fév. 2020
Certains jours sont des aboutissements. Remettre à l'eau l'hydrogénérateur en est un, après ses rebondissements, ses difficultés, ses erreurs, ses reprises. Et finalement son succès. Merci à l'équipe de Save Marine qui en a suivi les étapes jusqu'à aujourd'hui, bien que la mise au point de leur hydrolienne soit abandonnée par défaut de perspectives commerciales. Revoilà donc Nimic II équipé de son appendice caudal, indispensable pour des navigations hauturières sans souci énergétique !
Marina par vent de sable, fév. 2020 Et si la lumière qui éclaire cette réussite semble un peu irréelle, c'est que depuis deux jours les îles Canaries sont enveloppées d'un vent de sable à décorner les boeufs et rendre fantomatiques les paysages les plus avenants ohno.gif, fév. 2020
Finalement, cette aventure m'aura aussi fait connaître Faby et Pascal, jeune couple allemand en peine d'un trajet vers les îles du Cap Vert. Ils ont su m'apprivoiser par leur gentillesse, leur motivation et leur désir de participer à tous les aspects de l'aventure, comme ici pour repeindre le pont. Bienvenue à bord !
Faby et Pascal aux pinceaux, fév. 2020

dimanche 16 février 2020

Perdreaux de l'année

Pigeons lanzarotais
Heureusement qu'il y a quelques belles surprises pour me dérider. C'est à Kaboul que j'avais connu la fascination des vols de pigeons captifs d'un oiseleur passionné.
Tabouret surbaissé
Pourtant le plus clair de mon temps ces jours-ci est consacré à régler des problèmes techniques. Le tabouret de l'hydrolienne a été modifié selon les préconisations du constructeur, en attente des dernières pièces. Le réchaud est devenu inutilisable suite à la casse de l'un des brûleurs, les pièces de rechange sont apparemment en rupture de stocks. C'est encore dans les rebuts patiemment réservés par le paternel que je trouverai - peut-être - une solution provisoire. Seul succès intermédiaire : le changement des membranes des pompes des deux blocs sanitaires.
Perdreaux de l'année
Pour redonner un peu de douceur à ce panorama, des discussions sont en cours avec un jeune couple de tourtereaux allemands en peine d'un embarquement vers le sud. La saison est déjà bien avancée, mais peut-être leur enthousiasme et leur motivation auront-elles raison de mon goût de la solitude ;) On en reparle bientôt....
Ah... et puis, dernière nouvelle : la publication de ce nouveau post est quasiment un exploit, car depuis le dernier j'ai dû entreprendre la migration de mes blogs, expulsés quasi sans sommation par un fournisseur internet qui avait pourtant garanti la pérennité de ses services. Merci Amadour pour le coup de pouce du pro Bisou

lundi 3 février 2020

Circuit d'escale française

Opéra en Auvergne
Café à Paris
Chapelle en Bourgogne
Monument d'autoroute
On était venu pour un tour de France, à la poursuite des pièces en souffrance. On en a fait des kilomètres sous la pluie, rempli des réservoirs, passé des péages d'autoroute et aussi suivi l'inspiration des routes de campagne.
Escale technique à Grenoble
Mission accomplie à Grenoble, improbable ville de l'hydrogénérateur. On vous en reparle dès le retour à Arrecife.
Sam Davies, Initiatives Coeur En prime, au moment de s'envoler de Nantes Atlantique, belle rencontre avec Sam Davies, l'idole des femmes-skippers ;) Qui a dit que je n'étais pas bronzée ? Ou que mes cheveux verts et rouges affichaient mal ?
Depuis mon entre-deux avions à Madrid, merci à la famille et aux amis qui m'ont accueillie, réconfortée, encouragée, et qui ont fait de cette escale un succès.

vendredi 24 janvier 2020

Intermède vendéen

Palmiers d'Arrecife
Walkyries d'Arrecife
On a laissé Nimic II bien au chaud sous le soleil des walkyries d'Arrecife, et on s'est laissé aspirer par les douceurs de la Vendée. Les lumières de saison n'y sont parfois pourtant pas aussi éclatantes.
Eglise vendéenne
Plage vendéenne Mais on donne libre cours au plaisir des papilles ;)
Galette vendéenne
Huitres vendéennes
Soupe vendéenne
Fringale de fromages
En attendant la livraison des pièces tant attendues pour l'hydrogénérateur, qui remplaceront au retour la place laissée libre dans mes bagages par les petits cadeaux gourmands à la famille et aux amis :)

lundi 13 janvier 2020

Expédition Goulefine

Volcan avec palmiers
Volcan avec couleurs Touristes au volcan
Volcan avec évents
Horde de touristes aux volcans Majesté désertique des volcans fraichement éteints.
Vagues avec caverne de lave
Vagues avec marins-pêcheurs
Vagues avec abri de poche
Fracas et puissance des vagues poussées par l'alizé du large. Audace du pêcheur face à la mer au sortir de son port de poche.
Sylvie à La Santa
Roger à la manoeuvre à Timanfaya
Artisanat local du sel. Noirmoutrins aux salines
Au total, une journée dans le sud de Lanzarote riche en émotions et en émerveillements. Merci à l'équipage de Goulefine pour la balade !
Goulefine dans l'avant-port d'Arrecife

vendredi 3 janvier 2020

Bonne année de Noirmoutier à Arrecife !

Goulefine bord à bord avec Nimic II
Vous les avez reconnus, ces nouveaux arrivants dans le vieux port d'Arrecife ?
Roger sur Goulefine à Lanzarote
Sylvie sur Goulefine à Lanzarote
Roger et Sylvie sur Goulefine, la meilleure surprise de cette nouvelle année !

mardi 31 décembre 2019

Saint Sylvestre à Lanzarote

Voisins de réveillon
Elizabethan Lady, Enez, Deneb, Wave et quelques autres attractions locales se joignent à Nimic II pour vous souhaiter de passer à 2020 en douceur.
Accros du spi en plan d'eau fermé
Ancêtre de la déssalinisation
Bon, et là, je vous quitte, il y a le feu d'artifice :)

mercredi 25 décembre 2019

Noël aux Canaries

Festivités de mouillage
Boxing day, en route virtuelle pour Hobart ;)
Boxing morning

vendredi 13 décembre 2019

Vendredi Treize

Musée Manrique
Le message ce matin de Gerardo, le commercial de la boutique électronique d’Arrecife, vient-il de trancher mon indécision ? Celle que j'associais à la compagnie, ou pas, de mon partenaire de cœur pour entreprendre par le sud le dépassement de l’Amérique. Par la Patagonie, donc, plutôt que par le canal de Panama. Quand on me demande, au hasard des rencontres d’escale, quels sont mes projets de navigation, j’explique que ma prochaine étape certaine – sous réserve d’y arriver, bien sûr – est la côte pacifique du Costa Rica, avec explications familiales à l’appui. Mon auditoire s’exclame, s’esbaudit, félicite, admire… Vient ensuite LA question : et comment y arrives-tu ? Jusqu’ici, j’ai expliqué que j’aviserai quand Nimic et moi serons en Guyane. C’est là que la décision s’impose, qu’elle est sans retour parce que vents et courants dominants s’y séparent en flux opposés le long du continent. Je n’ai pas envie de traverser les Caraïbes, ni le canal de Panama, je préfèrerais largement faire le tour par le canal de Magellan. Et aussitôt j’ajoute que je sais bien que ça ne peut pas se faire seule… Que j’espère encore que mon musicien en sera. Qu’un rêve vieux de vingt-neuf ans me l’a annoncé. Et chacun de sourire avec complicité de ma folie. Parce que la réalité se nourrit de rêves. Tous, sur le parcours, l’ont bien ressenti, déjà.
Brass band de Noël à Arrecife
Mardi j’étais descendue à terre en quête de cartes électroniques pour soutenir mon programme de navigation. Je pouvais avoir pour un bon prix une couverture complète du continent américain, en deux puces, une pour le Nord, l’autre pour le Sud. Tout cela serait disponible sous huitaine, et j’ai versé des arrhes pour l’ensemble. Ce qui laissait ouvertes toutes les possibilités. Et voilà que seule la puce de l’Amérique du Sud sera livrée la semaine prochaine. L’autre n'arriverait qu’après les fêtes, au mieux à la mi-janvier. C’est comme un signe du destin : je serai bientôt équipée pour le passage par le Sud ! Et plutôt pas disposée à attendre encore un mois pour le Nord… Sera-ce donc la Patagonie… ? Toute seule… ?

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